La dramatique destruction des 21 000 ha de forêts en Gironde porte un coup dur à la filière du bois dans la région. Un secteur pourtant crucial dans le développement d’une économie bas carbone. L’édito de Sébastien Lernould, rédacteur en chef adjoint du service Économie du Parisien-Aujourd’hui en France.

Les incendies monstres en Gironde ne sont pas qu’une catastrophe environnementale. C’est aussi une catastrophe économique. Les millions de tonnes d’arbres partis en fumée mettent en péril la filière bois de la région, la plus importante de France. Les bûcherons ne peuvent plus entrer dans les parcelles à couper. Sur le même sujet : La suspension des approvisionnements en gaz de la Russie, « plus grande menace » pour l’économie allemande. Le sciage, faute d’accès aux matières premières, est à l’arrêt. En bout de chaîne, il y a les fabricants d’emballages, de palettes ou de matériaux de construction qui fonctionnent au ralenti. Cet événement dramatique confirme la crise climatique et en cache une autre : une refonte de l’activité forestière en France.

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