Arrivé à Chartres (Eure-et-Loir) il y a un peu plus d’un mois, un jeune homme est contraint de vivre dans sa voiture, malgré un salaire qui baisse tous les mois. Rencontrer.

Par Maximilien Régnier

Publié le 15 juil. 22 à 13:08

Vivre dans sa voiture. C’est le triste quotidien de Thomas [prénom changé] depuis plus d’un mois. En réalité, il n’est pas seul dans cette galère, puisque son amie Lara [nom modifié] l’accompagne dans cette minuscule maison à quatre roues.

Pas de justificatif = pas de logement

Pas de justificatif = pas de logement

Si Lara n’a pas souhaité révéler son histoire, Thomas a décidé de le faire, car il ne supporte plus cette existence. Voir l’article : Immobilier : 400 villes obligent déjà les propriétaires à obtenir un permis de location.

Thomas a 25 ans et est originaire de Poitiers (Vienne). Il y a plus d’un mois, il est reparti à Chartres (Eure-et-Loir) avec Lara, qui souhaitait se rapprocher de sa famille. Il a travaillé dans la restauration, dans le secteur de la cuisine ou encore dans la carrosserie, et il officie désormais en intérim dans le transport logistique à Chartres, de nuit.

Il y a une possibilité d’emploi permanent en jeu, avec l’espoir de changer la situation plus tard.

Malgré le versement du RSA ainsi que son intérim, Thomas est contraint de vivre dans sa voiture, du fait de l’impossibilité pour lui d’obtenir un logement.

En effet, que ce soit auprès de particuliers ou d’associations, les dossiers d’obtention d’un logement imposent des demandes que Thomas juge « impossibles à satisfaire », comme un justificatif de domicile, une fiche de paie des trois derniers mois ou un garant financier.

Les parents du jeune homme sont déjà garants de la voiture et de son assurance, et n’ont pas les moyens d’entreprendre d’autres démarches. Elles font aussi leurs recherches par elles-mêmes pour trouver un logement pour leur fils, et ont demandé de l’aide, notamment sur Facebook.

Et quant au justificatif de domicile, il est compliqué d’en obtenir un lorsque votre domicile actuel est itinérant et dispose d’un moteur thermique…

Thomas doit visiter un nouveau logement ce samedi 16 juillet 2022 mais, là aussi, ces demandes risquent bien de bloquer le dossier. Le jeune homme regrette alors, au vu de la situation, que les obligations ne soient pas assouplies, que la mairie ne fasse pas l’impasse sur certains papiers, notamment sur les fiches de paie, qu’il ne peut fournir que sur les deux derniers mois au lieu des trois requis.

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La vie en dehors de la voiture

Toutes ces obligations accumulées, font qu’aujourd’hui il n’a pas de logement, alors qu’il pourrait se le payer. Ceci pourrez vous intéresser : Mons : “petite maison”, futur dortoir étudiant ?.

Ainsi, Thomas et Lara vivent dans la voiture du premier, en attendant. Avant cela, ils vivaient dans un hôtel, mais tout l’argent qui en rentrait est allé dans le règlement de la chambre, ce qui les a finalement amenés à prendre la décision de vivre dans cette automobile.

Thomas a déjà passé deux semaines dans la rue l’an dernier « quand on veut dormir, on n’a pas le choix ! ».

Ses revenus actuels lui permettent de faire quelques courses, de payer l’essence de la voiture et de mettre un peu de côté pour anticiper le futur logement, mais la responsabilité alimentaire est principalement supportée par les Restos du Coeur et les maraudeurs, elle qui passe deux fois par semaine apporter de la nourriture .

Côté repas, Thomas essaie d’en faire au moins un par jour, très souvent après 22h. pour ne pas avoir de baisse de régime au travail la nuit suivante.

La vie dans la voiture

Une par jour c’est aussi l’objectif pour les douches, mais là aussi, c’est compliqué. Il escroque les hôtels lorsqu’il est possible d’y accéder, et cela ne l’a jamais pénalisé, mais il est difficile de penser à le faire tous les jours. Des micro-ondes aussi, il essaie d’en trouver le plus possible, toujours dans les hôtels, pour ne pas manger froid tout le temps.

Une fois dans la voiture, il rabat les sièges pour la nuit, histoire d’avoir le “lit” le plus plat possible, malgré la quantité de trucs rangés dans le coffre et sur la banquette arrière.

“Pas très confortable” pour Thomas, trop grand pour la petite citadine. Une voiture qui lui permet ensuite de recharger son ordinateur portable, la climatisation, elle régule la température de l’habitacle juste avant la tombée de la nuit, afin de lutter contre la forte chaleur qui a touché et touche encore Chartres.

Cette maison microscopique entraînera également de nombreux frais, puisque le pare-brise et la roue de secours sont à changer, et la carrosserie avant est également à réparer.

Thomas, qui envisage de rencontrer une assistante sociale, se déplace tous les jours pour ne pas se faire repérer, il est très rare qu’il reste trois nuits consécutives au même endroit.

Le but est “de se cacher et d’être discret”. La voiture est parfois garée la nuit sur son parking de travail, suffisamment sécurisé par des caméras. Le reste du temps, il cherche des endroits isolés où il ne gênera pas la circulation, et essaie de se positionner en fonction du lever du soleil. La journée est à l’ombre, à l’ombre et encore à l’ombre, autant que possible.

Trop peu d’aides

Il affirme qu’il serait “moins prudent” s’il vivait seul, mais la présence de Lara, qui s’est armée d’une bombe lacrymogène, l’oblige à redoubler de prudence. La peur d’être retenu et kidnappé est “quotidienne”, mais s’il pense pouvoir se défendre, il craint davantage pour son amie, surtout lorsqu’il est au travail et qu’elle est laissée seule dans la voiture.

En ce qui concerne l’aide, le Fonds d’Action Sociale du Travail Temporaire (FASTT), association contactée par l’entreprise d’intérim, lui permet d’utiliser 300 € par an, qui ont servi à passer du temps à l’hôtel, puis rien.

La police, qu’il est allé rencontrer pour savoir ce qui était ou non possible en termes de vie dans la voiture, lui a conseillé d’appeler le numéro 115, le numéro d’urgence sociale qui permet de se loger pour la nuit, mais en vain. Pendant deux semaines, il a appelé à 14 heures. – heure indiquée par la police – pour recevoir toujours la même réponse : “il n’y a pas de place disponible, rappelez demain”. Aujourd’hui, il n’appelle plus, complètement désabusé.

Selon lui, l’organisme qui l’aide le plus est les Restos du Cœur.

Il souhaite aussi redonner le sourire à ces Restaurants ou à ces événements maraudeurs, pour montrer que leur aide est appréciée et non vaine.

Quel salaire pour un loyer de 500 euros ?

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Règle des 30 % (ou 35 %) Concrètement, cela se traduit comme suit : pour un salaire de 1 500 euros par mois, le prix de la location d’un appartement ne doit pas dépasser 450 euros.

Quel salaire pour payer un loyer ?

Quel salaire pour un loyer de 550 euros ? « Exemple : pour un loyer CC de 550€, le salaire minimum du locataire doit être de 1760€ net mensuel. »

Quel salaire pour un loyer de 450 euros ?

La capacité locative du locataire Le calcul consiste à diviser le revenu net annuel par 12 et à appliquer un taux de 33,3 %. Ainsi, un locataire qui déclare un revenu net annuel de 30 000 € aura une capacité locative de 833 € par mois (30 000/12, soit 2 500 divisé par 3).

Quel salaire pour un loyer de 800 € ?

Cette règle stipule que notre salaire annuel doit être d’au moins 40 fois le prix de la location. En reprenant l’exemple précédent, pour pouvoir payer un loyer de 450 euros par mois, il faudrait que notre salaire annuel soit de 18 000 euros.

Qu’est-ce qu’un loyer abusif ?

Un loyer d’un tiers du salaire est généralement conseillé. Ainsi, par exemple, pour louer un appartement à un loyer de 800 €, un salaire de 2800 € serait requis. Vous l’auriez compris !

1 CO, le locataire peut contester le loyer initial qu’il juge abusif, un loyer étant abusif lorsqu’il permet au bailleur d’obtenir une rémunération excessive de la chose louée (art. 269 CO). Le loyer est toutefois présumé non excessif lorsqu’il se situe dans la limite des loyers usuels de la localité ou de l’arrondissement (art.

Comment savoir si un loyer est abusif ?

Comment justifier un supplément de loyer ? Pour appliquer un complément de loyer, le logement doit présenter des caractéristiques de localisation ou de confort répondant aux conditions suivantes : Etre déterminant par rapport à un logement de même catégorie situé dans la même zone géographique (par exemple : vue sur un monument historique…)

Comment faire pression sur son propriétaire ?

Un taux de rendement locatif supérieur de 2 % au taux hypothécaire de référence n’est pas abusif lorsque le taux de référence est de 2 % ou moins. De plus, tous les fonds propres investis doivent être réévalués pour refléter l’évolution du coût de la vie.

  • 3 solutions pour régler un litige avec votre propriétaire
  • Saisir la commission départementale de conciliation. …
  • Vous avez la possibilité de bloquer les loyers. …

Comment se défendre face à un bailleur ?

Déposez une plainte au tribunal de district.

Qu’est-ce qu’un revenu très modeste ?

Vous devez adresser un courrier en recommandé avec AR à la commission départementale de conciliation de la ville où se situe le logement concerné (coordonnées sur service-public.fr). Indiquez les noms et adresses des parties (propriétaire, locataire), expliquez le problème, joignez une copie des pièces justificatives.

Le seuil de pauvreté à 60% du niveau de vie médian est de 1 041 euros par mois.

Qu’est-ce qu’un salaire modeste en France ?

Qui sont les plus modestes ? Un peu plus d’un tiers d’entre eux sont pauvres : leur niveau de vie est inférieur à 60 % du niveau de vie médian, soit 1 041 euros par mois. Ces personnes à faible revenu sont plus jeunes et vivent davantage dans des familles monoparentales ou nombreuses (au moins trois enfants) que le reste de la population.

Quel est le montant d’un revenu modeste ?

Ils ont un niveau de vie mensuel inférieur à 1 371 euros (16 450 euros annuels) et un revenu disponible inférieur à 1 800 euros (21 600 euros annuels). La part des revenus d’activité et des revenus de remplacement est plus faible que pour les autres catégories (environ la moitié du revenu disponible).

Qu’est-ce qu’un revenu faible ?

En 2017, le niveau de vie médian des personnes vivant dans un ménage en France métropolitaine était de 1 735 euros par mois. Le seuil de pauvreté à 60% du niveau de vie médian est de 1 041 euros par mois.