Un groupe de chercheurs et d’acteurs du monde associatif, mené par l’urbaniste et expert en circulation Frédéric Héran, voit dans la voiture un modèle désormais obsolète. Nous devons nous engager résolument dans une politique de réduction progressive de son utilisation et d’aide au passage aux véhicules alternatifs.

Publié le 5 mai 2022 à 13:00 – Mis à jour le 5 mai 2022 à 13:00 Temps de lecture 4 min.

Supporter. L’avenir des voitures est sombre. La situation actuelle n’est pas très grande et devrait s’aggraver dans quelques années, compte tenu du grand développement des événements.

La plupart des politiques publiques actuelles visent à prolonger l’usage dominant de la voiture dans notre mobilité, au nom de la protection du secteur, des emplois qu’il crée et de la préservation de nos habitudes de déplacement souvent limitées par l’urbanisme. Des dizaines de milliards d’euros y sont consacrés : soutien au secteur pendant la pandémie, subventions pour l’achat de voitures électriques et l’installation de bornes de recharge, investissements dans le secteur de l’hydrogène et des voitures autonomes, réductions sur les coûts de carburant, relance des projets routiers, etc. .

Pourtant, ces politiques mènent à une impasse. La voiture a d’abord connu une hausse de prix significative : + 15 % en trois ans, + 30 % en dix ans (selon L’Argus). Des facteurs économiques bien connus expliquent ce basculement : augmentation des coûts des matières premières, des composants électroniques, de l’énergie et du transport maritime en lien avec la pandémie et la guerre en Ukraine.

Un fantastique gâchis

Un fantastique gâchis

Sont également inclus des facteurs structurels moins publiés : renforcement des normes environnementales et de sécurité, augmentation des exigences des consommateurs en matière de design, de confort, d’équipement et d’agrément de conduite, encourager ces désirs des constructeurs par la publicité et une liste d’options, pour passer à un marché plus élevé et augmenter les marges. Sur le même sujet : Record mondial d’autonomie pour le biocarburant alimenté par une voiture à hydrogène. Ainsi, les SUV (véhicules tout-terrain sportifs) – 46 % des ventes depuis janvier 2022, selon les données AAA – ne sont pas plus chers à fabriquer que les berlines, mais les acheteurs sont prêts à les acheter plus chers.

Jusqu’à ces dernières années, l’augmentation du pouvoir d’achat, les ventes à crédit, les formules de location, le développement de la flotte de l’entreprise ont permis la vente de ces véhicules de plus en plus chers. Mais ce temps est passé. Le pouvoir d’achat n’est plus qu’une lance, l’inflation érode les revenus, les entreprises veulent réduire leurs flottes, seuls les ménages les plus riches peuvent encore s’offrir des voitures neuves, et même le marché de l’occasion est désormais resserré.

Plus grave, les matières premières s’épuisent et leur prix va inévitablement augmenter à mesure que la demande de métaux et d’énergie augmente, tandis que les gisements miniers et d’hydrocarbures les plus anciens et les plus rentables ferment. Quelles matières finiront premières ? Dans quelle mesure les alternatives ou le recyclage amélioré parviendront-ils à freiner ce développement ?

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La voiture est le moyen de transport individuel le plus polluant et à l’origine d’une grande partie des émissions de CO2 dans l’atmosphère. La voiture en ville est dans certains cas plus lente en raison des embouteillages. Ces embouteillages sont une cause de frustration et de stress pour le conducteur.

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Quel est l’impact des véhicules électriques sur l’environnement ?

D’un point de vue environnemental, la voiture électrique bat la voiture thermique. Lire aussi : Le Français NamX veut révolutionner la voiture à hydrogène avec ses réservoirs amovibles. Selon une étude menée par l’ADEME en partenariat avec le FNE, une voiture électrique émet entre 2 et 3 fois moins de CO2 qu’une voiture thermique si l’on considère l’ensemble de son cycle de vie.

Quels sont les inconvénients d’une voiture électrique ? Inconvénients de la voiture électrique

  • Impact de ses batteries. La production de batteries pour voitures électriques est un problème environnemental et social majeur. …
  • La charge reste une limitation. …
  • Temps de charge et disponibilité des bornes. …
  • C’est cher à l’achat.

Pourquoi les voitures électriques sont bonnes pour l’environnement ?

Un véhicule électrique émet beaucoup moins de gaz à effet de serre (GES) qu’un véhicule à essence. Cette affirmation reste vraie même si l’on considère l’ensemble du cycle de vie d’un véhicule, depuis l’extraction des ressources qui le composent jusqu’à sa désintégration.

Pourquoi les voitures électriques ne sont pas écologiques ?

Bien que la voiture électrique en tant que telle ne pollue pas, sa production pollue plus qu’une voiture traditionnelle. L’extraction de certains matériaux nécessaires à la fabrication des batteries ainsi que leur construction vont polluer, c’est indéniable.

Quel est l’impact de la voiture électrique sur l’environnement ?

Les voitures électriques polluent-elles ? Contrairement au diesel ou à l’essence, les voitures électriques émettent très peu de CO2 par kilomètre. En moyenne, ils rejettent 112 g/km. Ainsi, en ce qui concerne la circulation du véhicule électrique, il pollue très peu et est donc respectueux de l’environnement.

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Pourquoi les voitures électriques polluent ?

Les matériaux utilisés pour la batterie de la voiture électrique proviennent d’industries polluantes. Il existe plusieurs minéraux dans la production de batteries comme le lithium, le cobalt, le nickel et le cuivre. Cependant, ces industries sont très isolées, car elles créent de la pollution par l’exploitation minière…

Pourquoi les voitures électriques ne sont-elles pas écologiques ? Bien que la voiture électrique en tant que telle ne pollue pas, sa production pollue plus qu’une voiture traditionnelle. L’extraction de certains matériaux nécessaires à la fabrication des batteries ainsi que leur construction vont polluer, c’est indéniable.

Quel est l’impact de la voiture électrique sur l’environnement ?

Les voitures électriques polluent-elles ? Contrairement au diesel ou à l’essence, les voitures électriques émettent très peu de CO2 par kilomètre. En moyenne, ils rejettent 112 g/km. Ainsi, en ce qui concerne la circulation du véhicule électrique, il pollue très peu et est donc respectueux de l’environnement.

Est-ce que la voiture électrique est polluante ?

L’électricité, seule source d’énergie pour une voiture électrique, pollue nettement moins que l’essence et le diesel. En France, parcourir 100 kilomètres en voiture électrique émet indirectement 0,85 kg de dioxyde de carbone (16 kWh à 74 g CO2/kWh*).

Est-ce que la voiture à un avenir ?

Avec un prix moyen de 27 000 euros en France, la voiture est-elle en train de devenir un objet de luxe ? La question se pose clairement quand on regarde les ventes par canaux en 2021. La première marque achetée par les automobilistes reste Dacia, avec 82,9% de son volume enregistré par cette clientèle.

Quel est l’avenir des voitures ? L’objectif de l’Union européenne est ambitieux car d’ici 2030, les émissions des voitures neuves devront baisser de 55 % et devront être nulles en 2035. Pour les véhicules utilitaires légers, elles seront de 50 % en 2030 et nulles en 2035.

Quel avenir pour la mécanique automobile ?

Les mécaniciens sont au cœur de l’Industrie du Futur car ils construisent des usines et des outils de fabrication pour toutes les industries. L’usine de demain sera connectée, adaptée à son environnement, technologiquement et surtout au service des hommes.

Est-ce la fin de l’automobile ?

Alors, la voiture que nous connaissons aujourd’hui sort ! Si la voiture reste culturellement fortement ancrée dans nos mentalités, ces racines se désagrègent progressivement avec la prise de pouvoir des générations Y et Z.