Face à une « véritable urgence » dans ce domaine, la ville de Marseille doit produire 27.000 logements d’ici 2028, soit 4.500 par an, dont 2.300 logements « abordables », a révélé vendredi la municipalité en présentant sa contribution à l’avenir local. programme de l’habitat métropolitain (PLH).

Ces logements dits « abordables » regroupent à la fois des logements locatifs sociaux, des logements gérés pour personnes vulnérables ou des logements bénéficiant d’un régime d’accession sociale à la propriété.

« Sur ces 2.300 logements abordables, 1.500 seront construits neufs et 800 seront créés dans le parc privé existant via réhabilitation ou restructuration », a détaillé Mathilde Chaboche, adjointe au maire de Marseille en charge de l’urbanisme.

Ce dernier a également insisté sur la nécessité de « décomposer et répartir » cette offre de logements abordables dans tous les secteurs de la ville, ce qui n’est pas le cas actuellement.

« Depuis des années, nous naviguons à vue »

La deuxième ville de France conditionne aussi ces objectifs à la « justice territoriale » à l’échelle des 92 communes de la métropole Aix-Marseille-Provence, et ce en matière de logement social « mais pas que », a insisté l’élu de la  » Printemps de Marseille », un syndicat de gauche large. Lire aussi : Inspection énergétique des « passoires thermiques » reportée au 1er avril 2023, annoncée par le ministre du Logement | Connaissance des énergies.

On assiste cependant, selon elle, à « une répartition inégale de l’effort constructif à l’échelle du territoire », avec « des petites communes alentour, très liées à la préservation du cadre de vie de leurs habitants », qui ont contracté » une forme de dette symbolique et éthique envers Marseille », dont la proximité leur garantit un dynamisme économique et culturel qu’ils n’auraient pas autrement.

« La métropole n’a pas de PLH, elle devrait en avoir une de sa propre création (en 2016), et malheureusement, depuis des années, nous naviguons sur cette question du logement, pourtant éminemment politique et stratégique », a ajouté Mathilde Chaboche, soulignant que cette le futur PLH, qui sera adopté par le conseil métropolitain fin 2022, engagera le territoire pour six ans.

Nous sommes confrontés à « une réelle urgence de la question du logement sur ce territoire » de Marseille, caractérisé à la fois « par sa pauvreté et par l’héritage d’un mauvais développement à l’échelle urbaine, tant au niveau de la production de logements qu’au niveau de sa répartition ». », a déploré l’élu de l’urbanisme.

"Il n'y a pas d'investissements importants dans les immeubles résidentiels destinés à la démolition"
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