Le monde du métavers, des expositions et des projections immersives avait rendez-vous avec l’industrie créative québécoise cette semaine. Hub Montréal vient de se terminer après trois jours d’allocutions, de conférences, de tables rondes et de présentations de projets.

Le rendez-vous annuel sert à « réseauter », selon une devise très HEC, pour favoriser le développement des entreprises numériques du secteur de la culture et du divertissement en les mettant en relation avec des repreneurs potentiels.

La réponse de la communauté a dépassé les attentes, avec environ 130 inscriptions de délégués étrangers. De grands musées du monde entier étaient présents, dont la Tate Modern de Londres et le Louvre, ainsi que de grandes entreprises de télécommunications, dont Orange en France.

Montréal est la meilleure ville pour cet important rendez-vous de l’industrie.

Le marché des événements a également attiré des délégués de grandes sociétés de divertissement, dont Disney, et de grands festivals, tels que SXSW, Tribeca et le Manchester Film Festival. La conférence d’ouverture a été animée par Marco Balich, fondateur de Balich Wonder Studio à Turin, spécialisé dans la création de méga-spectacles tels que les cérémonies d’ouverture des Jeux Olympiques.

« Pour autant que je sache, il n’y a rien de tel dans le monde », a fièrement déclaré Sébastien Nasra, fondateur et directeur de Hub Montréal, rencontré mardi au Palais des Congrès, au deuxième jour de la sixième édition de l’événement. Il sait très bien que sa très bonne idée peut être copiée ailleurs. « Mais en toute honnêteté, Montréal est la meilleure ville pour cet important rendez-vous de l’industrie. En attendant, j’essaie de gagner le plus de terrain possible pour devenir encore plus incontournable. »

M. Nasra produit deux autres événements boutique du genre, mais dans le domaine de la musique : M pour Montréal depuis 17 ans et Mundial Montréal depuis 12 ans.

« Hub Montréal attire des personnes ayant un réel pouvoir d’achat et une réelle volonté d’embaucher des talents locaux, de planifier des expositions ou de créer des collaborations en réalité mixte ou augmentée, en réalité virtuelle, en exposition immersive ou en installation d’art public, ajoute-t-il. C’est un marché expérientiel fait pour générer des retombées commerciales. »

Les invités de l’étranger ont également eu droit à des visites des installations de production et de création, des installations du Cirque du Soleil au Cirque Éloize, en passant par le Centre Phi, l’ONF, le musée Pointe-à-Callière, le Jardin botanique, etc.

La réputation de la ville est extraordinaire dans ce secteur, grâce à des entreprises telles que Moment Factory et le Cirque du Soleil, devenues des spectacles multimédias multinationaux. La métropole québécoise domine en effet avec indignation le secteur au Canada.

Les professionnels de l’industrie locale viennent également en masse. Hub Montréal attendait 500 inscriptions. Il en a géré deux cents autres. La pression pour la création d’un volet festival grand public, que le réalisateur envisage, s’accroît également. Il résume cette évolution possible en rappelant que les festivals (par exemple de cinéma) tendent à créer d’abord un événement populaire puis à lui rattacher un marché spécialisé. Hub Montréal suivrait donc le parcours en sens inverse.

Les invitésà la table de Disney

Shelby Jiggetts-Tivony, la première femme afro-américaine à devenir vice-présidente chez Disney Live Entertainment / Walt Disney Imagineering, était cette semaine au Hub Montréal pour rencontrer des créateurs numériques québécois, mais aussi pour réfléchir à voix haute aux enjeux de diversité et d’inclusion dans son industrie Dans sa conférence sur le sujet à Hub Montréal, elle a cité des chiffres sur la sous-représentation des femmes, qui représentent moins de 15 % des directeurs artistiques dans son monde. Le divertissement est encore et toujours regardé, examiné, critiqué, avant parce qu’il reproduisait des clichés sexistes, voire racistes, maintenant parfois à cause de ses positions opposées et progressistes. Le vice-président se montre indulgent sur les performances douteuses d’hier, parlant de « tropes » artistiques, de clichés propres à chaque époque. A voir aussi : Le Ministère de la Culture invite les communes d’Aubois, Vosges et Ardennes à identifier leurs objets protégés. « La compagnie a évolué. Le contenu a changé. On a maintenant les héroïnes Moana, Tiana, Viaana. On a Mirabel Madrigal dans le film Encanto, le premier protagoniste qui portait des lunettes », dit-elle en ajustant les siennes.

Shelby Jiggetts-Tivony, la première femme afro-américaine à devenir vice-présidente chez Disney Live Entertainment / Walt Disney Imagineering, était cette semaine au Hub Montréal pour rencontrer des créateurs numériques québécois, mais aussi pour réfléchir à voix haute aux enjeux de diversité et d’inclusion dans son industrie Dans sa conférence sur le sujet à Hub Montréal, elle a cité des chiffres sur la sous-représentation des femmes, qui représentent moins de 15 % des directeurs artistiques dans son monde. Le divertissement est encore et toujours regardé, examiné, critiqué, avant parce qu’il reproduisait des clichés sexistes, voire racistes, maintenant parfois à cause de ses positions opposées et progressistes. Le vice-président se montre indulgent sur les performances douteuses d’hier, parlant de « tropes » artistiques, de clichés propres à chaque époque. « La compagnie a évolué. Le contenu a changé. On a maintenant les héroïnes Moana, Tiana, Viaana. On a Mirabel Madrigal dans le film Encanto, le premier protagoniste qui portait des lunettes », dit-elle en ajustant les siennes.

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