A l’approche d’une future loi sur l’accélération des énergies renouvelables, la France, qui accuse un retard sur ses objectifs, dispose d’une population plutôt favorable au développement des énergies nouvelles, notamment éoliennes.

Attachés au nucléaire, les Français sont parfois perçus comme réticents à développer les énergies renouvelables (EnR).

Mais une nouvelle étude publiée jeudi 25 août par l’association Destin Commun, la branche française du réseau More in Common, bouscule ces préjugés.

Si cette étude confirme le « fort tropisme nucléaire » des Français, ces derniers ne sont pas pour autant réticents au développement des énergies renouvelables, bien au contraire.

Les « positions minoritaires des ‘anti-renouvelables’ sont tout simplement très visibles » note en ce sens Zélie Victor, responsable de la transition énergétique de l’association fédération Réseau action climat (RAC) France, contactée par EURACTIV France.

Réticence personnelle du couple présidentiel

Ces positions extrêmes bénéficient pourtant du soutien de personnalités appréciées des Français, comme le journaliste Stéphane Bern, fervent défenseur du patrimoine et destructeur d’éoliennes. A voir aussi : La biométrie nouvelle génération. S’y ajoutent des personnalités politiques comme l’ancien député Les Républicains (LR) Bernard Accoyer, président de l’association de défense du patrimoine nucléaire et du climat (PNC).

L’association rassemble des personnalités hétéroclites de premier plan comme l’ancien ministre et sénateur (LR) Gérard Longuet, les anciens ministres socialistes Jean-Pierre Chevènement et Arnaud Montebourg, ou encore l’ancien président de la SNCF, Louis Gallois.

C’est en effet ce que révélait Le Monde dans un sondage publié fin juin qui montrait également que le chef de l’Etat et la Première dame de France n’ont pas personnellement une image positive de l’éolien.

Pourtant, la réticence supposée de tous les Français envers les énergies renouvelables serait « une perception qui ne se reflète pas forcément dans la réalité », assure Zélie Victor.

En combinant les données extraites d’une étude de France Énergie Éolienne (FEE) publiée en janvier 2021 – c’est-à-dire avant la crise d’approvisionnement énergétique actuelle – et l’étude de Destin Commun, il apparaît que les Français sont plus favorables aux énergies renouvelables.

A première vue, Destin Commun observe que 6 Français sur 10 sont conscients que retarder la lutte contre le changement climatique ne ferait qu’alourdir la facture énergétique. Une proportion similaire (62%) considère également que le gouvernement a été trop lent à investir dans les énergies renouvelables et que ce serait la clé pour sortir de la crise actuelle (54%).

Sans surprise, l’électorat de Yannick Jadot soutient largement le développement des EnR (81%), suivi de celui d’Emmanuel Macron (61%) et de Jean-Luc Mélenchon (61%).

Les Français les plus réticents sont les électeurs de droite, qui constituent aussi une grande partie des 47% de Français qui soutiennent un « tropisme nucléaire fort » et voient dans cette énergie la clé de la sortie de crise.

En revanche, aucune frange de la population n’est en désaccord avec l’idée d’accélérer la transition écologique et énergétique, note Destin Commun. Et ce, même parmi les populations les plus opposées au développement des énergies renouvelables.

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76% des Français favorable à l’éolien

Ainsi, 76% des Français auraient « une opinion positive » de l’éolien, ce qui cristallise pourtant les tensions autour du développement des énergies renouvelables. Ceci pourrez vous intéresser : Paiement sans contact – Entretien avec Laurence Allard. Un pourcentage qui atteint également 91% chez les moins de 35 ans.

Et contrairement aux idées reçues, la proportion est la même chez les « résidents » qui habitent à moins de 5 kilomètres d’un parc éolien. Parmi eux, 85% admettaient rétrospectivement, que l’installation d’éoliennes dans leur commune n’était pas une mauvaise chose, même si la proportion de ceux qui pensaient que ces installations étaient une « bonne chose » (52%) a cependant baissé de 5 points entre 2018 et 2020.

Cette baisse des avis négatifs s’explique par le fait que seuls 44% des Français considèrent que les éoliennes peuvent avoir un impact minimal sur le paysage. 30% pensent qu’ils peuvent être dangereux.

Zélie Victor reconnaît cependant que certains projets peuvent poser des problèmes de conception, de prise en compte de la voix des riverains ou de la gestion des risques pour la biodiversité.

Mais au final, seuls 6% des Français déclarent avoir une « très mauvaise » image de l’éolien.

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La France en retard sur ses objectifs

Ces résultats sont une bonne nouvelle pour le gouvernement qui veut accélérer le développement des énergies renouvelables.

Avec la Pologne, la France est en effet le seul État membre de l’Union européenne (UE) à ne pas avoir atteint son objectif pour 2020, fixé collectivement à 20 % d’énergies renouvelables pour les 27 États membres.

Avec seulement 19,1 % d’énergies renouvelables dans sa consommation brute d’énergie finale, la France était loin des 23 % qui lui avaient été assignés.

Par ailleurs, fin juin, le Conseil de l’UE a adopté un objectif de 40% d’énergies renouvelables dans le mix électrique européen d’ici 2030. Dans son programme REPowerEU, la Commission européenne avait également proposé l’objectif de 45%.

A la fin de l’année, le Conseil, le Parlement européen et la Commission devraient s’accorder sur ce sujet.

Mais fais attention. Contacté par EURACTIV France, l’enseignant-chercheur et membre de l’Institut de la transition écologique de l’Alliance Sorbonne Université, Christian Simon, prévient que chaque enquête ne peut être interprétée qu’à la lumière de la réalisation des projets qui font son objet.

Dès lors, celui qui a apporté un soutien technique aux membres de la Convention citoyenne pour le climat, recommande au gouvernement de donner « les moyens financiers et matériels au débat public ».

Or, selon lui, la loi pour accélérer le développement des énergies renouvelables en préparation entretient un « certain flou » sur ces sujets. Exemple avec le passage de la décision projet à la décision littorale pour l’éolien offshore.

Éolien : des problèmes à résoudre pour stimuler le secteur

L’énergie éolienne jouera un rôle clé en aidant l’Europe à s’éloigner des combustibles fossiles russes et à accroître son indépendance énergétique. La lenteur des procédures d’autorisation et les tensions sur les chaînes d’approvisionnement restent à résoudre.

En résumé, ces énergies renouvelables permettent de réduire considérablement les émissions de CO2. Ils ne généreraient pas non plus de déchets radioactifs dangereux et leurs ressources seraient inépuisables grâce au vent, à l’eau et au soleil.

Quels moyens se donne la France pour réussir la transition écologique ?

Quels sont les objectifs de la transition écologique en France ?

  • Réduire les émissions de gaz à effet de serre. …
  • Réduit la consommation d’énergie. …
  • Réduire la consommation d’énergie primaire des combustibles fossiles. …
  • Augmenter la part des énergies renouvelables dans notre consommation d’énergie.

Comment l’État peut-il accompagner la transition écologique ? Un contrat pluriannuel. Avec les Contrats de relance et de transition écologique, qui devraient être signés d’ici l’été 2021, l’État propose d’accompagner les élus locaux dans la définition et la mise en œuvre de leur projet de territoire tout au long du nouveau mandat.

Où en est la transition écologique en France ?

Le très bon score français s’explique notamment par le fait que le pays est classé deuxième en termes de « vitalité des écosystèmes », dimension qui compte pour 60% du score total (il n’est que 11ème en termes de « santé environnementale » . « [1]).

Quels sont les objectifs de la transition écologique en France ?

Réduit les émissions de GES de 40 % ; Réduit la consommation de combustibles fossiles de 30 % ; Consommez 20 % d’énergie en moins ; Mobiliser 40% des énergies renouvelables pour la production d’électricité, et 32% pour la consommation générale d’énergie.

Quelle énergie est finale ?

L’énergie finale est l’énergie utilisée par le consommateur, c’est-à-dire après la transformation des ressources naturelles en énergie et après le transport de cette dernière. L’énergie finale est la quantité d’énergie consommée et facturée à son point d’utilisation.

Quelle source d’énergie sera épuisée en premier ? Surconsommation des ressources fossiles Dans tous les cas, les réserves énergétiques de la planète ne sont pas inépuisables : au rythme actuel de consommation, le pétrole s’épuisera en 54 ans, le gaz en 63 ans, le charbon en 112 ans et l’uranium dès 100 ans (pour les ressources identifiées) .

Quelle est l’énergie de l’avenir ?

Les énergies renouvelables sont les seules énergies écologiques et durables d’avenir. Le premier grand avantage des énergies renouvelables est qu’elles sont écologiques et durables.

Quelle énergie Utiliserons-nous en 2050 ?

En 2050, l’Energie Utile du monde pourrait être à plus de 75% renouvelable, 20% fossile, moins de 5% nucléaire. Plus de 70 % de l’énergie sera utilisée sous forme électrique. L’éolien et le solaire ont l’inconvénient d’être intermittents.

Quelle est l’énergie la plus chère ?

Classement des énergies les moins chères Sur la base des données d’octobre 2020 présentées par Sélectra, le bois est l’énergie la plus économique (0,0590 € TTC par kWh) tandis que l’électricité est la plus chère (0,1758 € TTC par kWh).

Quelle est l’énergie la moins chère ? Pour se chauffer au meilleur prix, on note que l’énergie la moins chère est le bois, et surtout le bois brut. Le gaz propane et l’électricité sont actuellement les plus chers.

Qui est le plus cher le gaz ou l’électricité ?

En tout état de cause, l’électricité est plus chère que le gaz et il faut s’attendre à de nouvelles hausses des tarifs réglementés. La valeur de référence pour le calcul de la consommation moyenne de chauffage électrique est de 110 kWh par mètre carré et par an.

Quel est le mode de chauffage le plus cher ?

Le chauffage électrique est la forme d’énergie la plus chère, même si le faible investissement (entre 1 000 et 3 500 €) et la simplicité d’utilisation sont attractifs dans un premier temps.