Les entreprises locales s’interrogent sur d’éventuelles fermetures pendant plusieurs mois afin de faire face à la hausse des prix de l’énergie et des matières premières.

Les 2 500 habitants de la commune de Tende vont-ils se retrouver sans pain cet hiver ? L’unique boulangerie du village a été fermée entre janvier et avril en raison de la hausse des prix de l’énergie et des matières premières.

C’est avec réticence qu’Isabelle Leleu, propriétaire d’une boulangerie depuis 17 ans, envisage de fermer pour la première fois les portes de son commerce. Mais, selon lui, c’est la seule solution pour ne pas perdre d’argent.

Son entreprise ne bénéficiera pas du bouclier tarifaire mis en place pour les TPE car ses dépenses énergétiques sont trop élevées. Les TPE qui peuvent en bénéficier doivent prouver que la puissance utilisée est inférieure à 36 kilovolts-ampères (KVA).

Mais ses machines travaillent de longues heures de la journée. Par exemple, le four est ouvert à partir de 22h. à 13h Par conséquent, la boulangerie consomme plus que la quantité prescrite.

Le coût de l’énergie, multiplié par neuf, devient insupportable pour le dirigeant. « Normalement, j’ai 4.000 euros pour un trimestre, et là, c’est 14.500 euros, donc c’est 10.500 de plus que prévu », déplore-t-il.

Explosion du prix des matières premières

A cela s’ajoute pour le commerçant l’augmentation du prix des matières premières qui est de 32% pour la farine, 50% pour le beurre, 80% pour le sucre et 40% pour le lait. A voir aussi : Carte de l’innovation – Afrique. Pour atteindre l’équilibre, et sans tenir compte de l’énergie, Isabelle Leleu estime devoir augmenter de 30 % les prix de sa production.

La fermeture de l’unique boulangerie de Tende aura un réel impact sur la commune. « C’est un vrai problème s’il n’y a plus de boulangerie. C’est vraiment un endroit qui donne vie à la ville et maintenant c’est un endroit où on va tous les jours, faire du pain c’est important », a répondu l’habitant au micro de BFM Nice Côte d. ‘Azur.

Le gérant envisage de rejoindre une boulangerie voisine pour gagner sa vie. « S’il n’y a plus de pain, je ne sais pas ce que les gens vont faire », s’inquiète-t-il.

« Il y a une boulangerie qui va enfin pouvoir faire des acomptes parce qu’elle a un prix bleu mais elle est en fin de contrat, elle ne sait même pas combien elle va payer. fermeture, des mois et demi chacun capable de résister aux deux ».

Comme Les Merveilles, la plupart des boulangeries ne bénéficieront pas du bouclier tarifaire imposé par le gouvernement. Au cours des dernières semaines, la plupart d’entre eux sont contraints d’augmenter leurs prix afin de pouvoir supporter la hausse des prix. Les baguettes peuvent coûter jusqu’à 150 €.

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