En 1960, les dépenses publiques représentaient 35 % du PIB. Dans les années 1980, ils ont passé la barre des 50 %.

MANUEL COHEN / MANUEL COHEN VIA AFP

Publié le

06/01/2022 à 18:38

L’agenda de Bruno Le Maire devrait être clair : étouffer l’économie française. En 1960, les dépenses publiques représentaient 35 % du PIB. Dans les années 1980, ils ont passé la barre des 50 %. Emmanuel Macron « coûte que coûte » leur fait franchir la barre des 60 % du PIB. Ces chiffres bruts ne sont pas faciles à interpréter. Deux choses sont importantes : son évolution (à long terme) et son niveau relatif (la France est un pays de l’UE où le ratio dépenses publiques/PIB est le plus élevé). Ces chiffres simples devraient impressionner ceux qui, de Mélenchon en politique à Michel Onfray en philosophie, lorgnent vers le néolibéralisme. Mais la France est un pays où le discours économique et social peut être complètement indépendant de la réalité. Le battage médiatique l’emporte sur la vérité parce que les bons sentiments et les bonnes impressions l’emportent sur les faits.

Plus subtilement, certains notent que l’essentiel des dépenses publiques en France est constitué de « dépenses sociales ». Cependant, la retraite ou la santé sont certaines dépenses d’assurance qui doivent être payées de toute façon, que les frais de retraite ou de santé soient couverts par des prélèvements obligatoires ou non. Cet argument peut être entendu à moins qu’il ne change la nature du problème : l’économie française a atteint un tel niveau de socialisation qu’il induit des questions économiques et des questions politiques. La question économique est : est-ce efficace ? La question politique est : est-ce le modèle que nous voulons ?

Le sujet de l’efficacité économique n’est pas nécessairement lié au seul poids de la dette publique, contrairement à ce que la sagesse populaire pourrait suggérer. Certes, la dette publique de la France est lourde (environ 115 % du PIB) mais le choc de la double guerre pandémique en Ukraine a modifié le contexte macroéconomique et financier et rendu le problème de la dette moins touché. Les États-Unis et l’Europe (y compris le Royaume-Uni) ont basculé du côté de l’inflation. L’inflation dure sans doute reste un problème évident de pouvoir d’achat mais, en revanche, soulage nos finances (seulement 12% de la dette française est réellement en inflation). Tant que les taux d’intérêt sur la dette française restent inférieurs à l’inflation (et que les marges sont encore importantes), notre dette est soutenable.

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Les enjeux économiques se posaient autrement : l’économie française vivait de l’aide publique. « Tout ce qu’il faut » pour lutter contre la pandémie est absolument vrai. « Tout ce qu’il faut » pour affronter la guerre l’est moins. Qu’on investisse massivement dans l’armée : oui, évidemment oui ! Que l’on compense les entreprises qui souffrent d’une augmentation des matières premières : non, évidemment que non ! L’entrepreneuriat est une entreprise risquée. Pourtant, l’Etat, pour le plus grand plaisir de l’entreprise, est en train de prendre en charge tous les risques. Ces politiques, à la limite de la démagogie, seront contre nous. Notre pays a besoin d’entrepreneurs talentueux et intelligents. On n’atteindra pas une croissance durable en instituant la socialisation des pertes comme une politique normale, même sous prétexte de multiplication des crises. D’un point de vue sociétal, les libéraux qui ont écrit cette ligne trouvent inquiétant que l’initiative individuelle anesthésiée par les bains tièdes et l’adoucissement soit une dépense publique.

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Quel est le pays le plus riche entre le Maroc et l’Algérie ?

Désocialiser l’économie française serait un exercice qui demande courage, pédagogie, sagesse et intelligence. Courageux car cesser de répondre aux sollicitations des entreprises ou des associations qui viennent à Bercy pour « magasiner » de l’aide aura un coût politique. Pédagogie, car beaucoup de concitoyens croient sincèrement que la France est un pays excessivement libéral. Doigtage, car il ne s’agit pas de pratiquer une austérité budgétaire stupide et méchante pour réduire nos déficits sur le plan comptable, au risque de détruire la croissance et de faire grimper le chômage. Intelligence, car la mise en œuvre de cette politique demande beaucoup de lucidité quant à l’identification des aides dont le maintien présentera, à terme, plus de difficultés que de bénéfices pour l’économie française. Le gouvernement d’Elisabeth Borne a-t-il réuni ces quatre propriétés ? Réponse bientôt – en tout cas nous l’espérons !Algérie
MAROCPIB (nominal) (milliards de dollars)193.601
133.062Le PIB (PPA) est de milliards de dollars586 175
331 542PIB (nominal) par habitant $ US4 345
3 077PIB (PPA) par habitant US $14 163

8 194

Est-ce que le Maroc est un pays riche ?

Quel pays est le plus riche entre l’Algérie et le Maroc ? Le Luxembourg reste le pays avec le PIB par habitant le plus élevé en 2021, avec un produit intérieur brut par habitant de 126 000 dollars. Lire aussi : Covid-19 : la recrudescence de l’épidémie pèse sur l’économie chinoise. L’Irlande reste à la 2e place du podium, devant Singapour (3e).

Quel sont les pays les plus riches d’Afrique en 2021 ?

PIB et croissance Selon les dernières statistiques, le PIB du Maroc en 2022 est de 133,06 milliards de dollars. Au niveau économique africain, le Maroc se classe au 5ème rang des puissances économiques après l’Afrique du Sud, le Nigeria, l’Egypte et l’Algérie.

Est-ce que l’Algérie a des dettes ?

L’Afrique du Sud, l’Egypte, le Nigeria, le Maroc et le Kenya sont des pays qui concentrent un certain nombre de riches.

Parmi les autres données sensibles figure la dette algérienne. Il représente 50,7% du PIB en 2020. Selon les prévisions, il passera à 59,2% du PIB en 2021 et 65,4% en 2022. Les enjeux et priorités économiques sont nombreux.

Quel pays n’a pas de dettes ?

Pourquoi l’Algérie n’a-t-elle pas de dette ? Grâce à un coussin de réserves de change, qui avoisinaient les 200 milliards de dollars au moment du choc pétrolier, l’Algérie a pu éviter l’endettement extérieur.

Quel est le pays du Maghreb le plus endetté ?

Selon des sources, l’Estonie est en 2019 l’un des pays européens les moins endettés au monde, avec un niveau d’endettement de plus de 18,46% de son produit intérieur brut. La Russie était aussi, cette année-là, l’un des pays les moins endettés au monde.

Qui est le pays le plus endetté au monde ?

McKinsey : Le Maroc est le pays le plus endetté d’Afrique et du monde arabe.

Quel est le pays le plus endetté de l’Europe ?

Dans cette région, le Japon occupe sans surprise la première place parmi les pays les plus endettés. En effet, sa dette publique dépasse 250% du PIB.

Quatre pays de l’UE ont désormais une dette publique dans les 120 % supérieurs de leur PIB. Avec un ratio atteignant 200,7 %, la Grèce a le taux d’endettement le plus élevé de l’Union européenne, devant l’Italie (155,3 %), le Portugal (130,5 %) et l’Espagne (121,8 %).

Quel est le pays le moins endetté d’Europe ?

Quel pays a le plus de dettes parmi ses habitants ? Dans cette région, le Japon occupe sans surprise la première place parmi les pays les plus endettés. En effet, sa dette publique dépasse 250% du PIB.