Avec l’outil en ligne ERRIAL, le gouvernement propose de connaître l’état des risques dans les zones où se trouvent les logements des propriétaires et des locataires.

Par Jean Foucault

Publié le 20 août 22 à 18h41

Maisons qui se fissurent à cause d’un sol argileux qui ne supporte pas la sécheresse, la pollution des sols, l’exposition au radon radioactif… Évaluer les risques auxquels peuvent être confrontés les propriétaires ou les locataires permet d’éviter les mauvaises surprises.

Pour mieux informer la population, le gouvernement a lancé en février 2021 ERRIAL, un site internet qui permet de connaître les risques auxquels nous sommes confrontés selon notre zone de résidence.

ERRIAL, c’est quoi ? 

ERRIAL, c’est quoi ? 

Alors que plus de 10 millions de logements peuvent être concernés par des mouvements de terrain dus à des sécheresses de plus en plus régulières, pouvant provoquer des fissures dans les habitations, présenter cette localisation est primordial. Lire aussi : Bien neuf : que doit contenir votre acte de vente ? | Edito SeLoger Neuf.

ERRIAL est l’Etat des Risques Réglementés pour l’Information des Acheteurs et des Locataires. Lancée en février 2021, il s’agit d’une plateforme qui fournit des informations sur les risques connus d’une maison, qui peuvent affecter son état et sa valeur.

Ainsi savoir que votre future location se situe dans une zone à forte pollution des sols peut inciter un futur locataire à ne pas louer le bien.

De même, avant d’entreprendre la construction d’une maison sur un sol argileux, qui peut se décaler en fonction de sa teneur en eau et provoquer l’apparition de fissures dans la maison, il peut être intéressant de connaître le risque lié à la nature de la chaussée.

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Pourquoi connaître l’état des risques est important ? 

Le site ERRIAL permet d’accéder à ce type d’informations en quelques clics. Ceci pourrez vous intéresser : Gers : Face aux difficultés de logement, des containers à louer.

Ce site est un outil complémentaire à la législation en vigueur. Le propriétaire d’un bien qui entend le vendre ou le louer est déjà tenu de fournir une déclaration de risques résumant les risques naturels et/ou technologiques auxquels le bien est exposé, rappelle le gouvernement.

C’est une obligation légale depuis la loi du 30 juillet 2003 qui a institué « l’obligation d’informer les acquéreurs et les locataires (IAL) d’un bien immobilier de certains risques importants auxquels ce bien est exposé ».

Cette information obligatoire doit permettre « au futur acquéreur ou locataire d’un bien d’être informé, en toute transparence, des risques ou inconvénients auxquels ce bien est exposé ».

Il peut ainsi prendre sa décision d’acheter ou de louer en toute connaissance de cause. Cette information permet également au nouveau propriétaire ou locataire de mieux se préparer et de savoir comment agir en cas de risque et prendre des mesures pour réduire la vulnérabilité de son bien, par exemple en réalisant des travaux.

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Comment ça marche ? 

Cette obligation s’applique aux risques naturels, technologiques ou miniers, à la pollution et aux nuisances sonores sur les aéroports. Un diagnostic « d’état de risque et de pollution » doit donc « être joint à la promesse de vente ou à l’acte de vente ou de bail dans les communes concernées », précise le site service-public.fr.

Pour connaître l’état des risques de votre zone de résidence, il vous suffit d’accéder au site Georisks, de localiser votre bien en saisissant l’adresse ou la référence cadastrale.

Une fois la localisation effectuée, le site présente les différents risques observés, avec un niveau de risque sur une échelle variable selon le risque.

Pour les bailleurs, les risques logement sont automatiquement pourvus. « Le propriétaire doit toutefois vérifier les informations fournies et les compléter si nécessaire », recommande le ministère.

Pour les acheteurs ou les locataires, ces informations sont facilement accessibles en quelques clics.

C’est quoi les risques encourus ?

En fonction des risques identifiés, des conseils et des liens vers des sites internet utiles sont fournis.

Sur la plateforme ERRIAL il est donc possible de découvrir les différents types de risques que l’on peut rencontrer.

Au titre de l’obligation d’information des acquéreurs et des locataires (IAL), ils sont :

Mais il existe aussi des risques non couverts par cette obligation d’information des acquéreurs et des locataires, mais auxquels le terrain peut être exposé :

Autant de situations qui peuvent influencer le choix d’un logement, avant que les conséquences liées à ces risques n’apparaissent.

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Où Trouve-t-on le plus de radon en France ?

Un ventilateur récupérateur de chaleur (VRC) ou un ventilateur récupérateur d’énergie (VRE) peut être installé pour augmenter la ventilation, ce qui aide à réduire les niveaux de radon dans votre maison.

Quels sont les domaines les plus touchés ? Les zones les plus touchées correspondent à des formations géologiques naturellement plus riches en uranium. Ils se situent dans les grands massifs granitiques (massif armoricain, massif central, Corse, Vosges, etc.), ainsi que dans certains grès et schistes noirs.

Quel sol est propice au radon ?

Où est le plus de radon en France ? Où trouve-t-on le radon en France ? Bien que le radon soit présent sur l’ensemble de la France, on le retrouve en concentration plus élevée dans les zones situées dans les grands massifs « anciens » (Massif Armoricain, Massif Central, Corse, Vosges…), ainsi que dans certains grès et schistes noirs.

Comment savoir si j’ai du radon chez moi ?

En effet, le radon s’infiltre dans les maisons par les fondations, les fissures du béton, les sols en terre battue, les fosses ou les joints.

Où installer un détecteur de radon ?

Pour connaître la concentration de radon dans votre habitation, il faut la mesurer à l’aide d’un appareil de mesure appelé dosimètre. Il est conseillé d’effectuer cette mesure pendant une période d’au moins 3 mois et d’effectuer la mesure du radon pendant l’hiver.

L’emplacement d’installation idéal pour un détecteur est proche d’un mur intérieur dans la zone de respiration normale, c’est-à-dire entre 0,8 m et 2 m (3 pi à 6,5 pi) du sol, mais à au moins 50 cm ( 20 po) du plafond et 20 cm (8 po) des autres objets pour assurer une circulation d’air normale autour du détecteur …

Où installer un dosimètre ?

Où trouve-t-on le radon au Québec?

Comment savoir s’il y a du radon chez soi ?

Les espaces blancs peuvent représenter une proportion de 2 % du nombre total de dosimètres implantés. L’endroit idéal pour installer le détecteur est à proximité d’un mur intérieur dans la zone d’air normalement respirable, c’est-à-dire entre 0,8 m et 2 m du sol, mais à au moins 50 cm du plafond et 20 cm de tout objet.

Comment évaluer le risque radon ?

Un simple test suffit ! L’utilisation d’un détecteur est le seul moyen de savoir si vous êtes exposé au radon. Un détecteur est un petit tube en plastique, de la taille d’un tube de rouge à lèvres, qui enregistre et stocke les traces.

Dans certains lieux de travail (CT : R. 4451-4) situés essentiellement en sous-sol, l’évaluation du risque radon repose également sur une étude documentaire qui doit prendre en compte en priorité la ventilation naturelle ou mécanique, le cas échéant.

Comment faire un test de radon ?

Comment connaître le niveau de radon ? L’utilisation d’un détecteur est le seul moyen de savoir si vous êtes exposé au radon. Un détecteur est un petit tube en plastique, de la taille d’un tube de rouge à lèvres, qui enregistre et stocke les traces.

Qui peut mesurer le radon ?

Pour connaître la concentration de radon dans votre habitation, il faut la mesurer à l’aide d’un appareil de mesure appelé dosimètre. Il est conseillé d’effectuer cette mesure pendant une période d’au moins 3 mois et d’effectuer la mesure du radon pendant l’hiver.

Comment savoir si il y a du radon dans ma maison ?

La liste des fournisseurs de dosimètres est disponible auprès de votre Agence Régionale de Santé. Plus la concentration de radon est faible, plus le risque est faible. La concentration de radon est mesurée en becquerels par mètre cube (Bq/m3).