Croissance faible. L’inflation au galop. La Commission européenne a publié ses prévisions économiques de l’été. La guerre en Ukraine et la hausse des prix de l’énergie continuent d’affaiblir l’économie européenne.

Plus d’inflation. Moins de croissance. Les prévisions économiques d’été de la Commission européenne, publiées jeudi 14 juillet, se sont encore assombries alors que les hausses incessantes des prix de l’énergie et de l’alimentation pèsent sur le pouvoir d’achat et la confiance ; les perturbations des chaînes d’approvisionnement, même en raison de fermetures drastiques en Chine ; la hausse des taux d’intérêt et la baisse de la performance économique des États-Unis.

Comme prévu lors de la présentation des prévisions de printemps le 19 mai, la croissance du produit intérieur brut (PIB) de l’Union européenne devrait atteindre 2,7 % cette année. Ce comportement apparent est dû au bon rythme du premier trimestre et aux conséquences de la forte croissance de 2021. En réalité, la croissance économique sera lente dans les mois à venir, malgré les effets atténuants d’une saison touristique en ralentissement. .

C’est l’année 2023 où la situation économique des pays européens devrait subir la guerre en Ukraine et ses conséquences. Alors que la commission tablait, il y a deux mois, sur une croissance économique de 2,3 % pour l’ensemble de l’Union européenne, elle estime aujourd’hui que les Vingt-Sept vont péniblement atteindre la hausse de 1,5 % du PIB en 2023. L’économie française devrait croître de 1,4 % contre 1,3 % en Allemagne.

« Fortes incertitudes »

« Fortes incertitudes »

Quant à l’inflation, elle devrait encore augmenter pour atteindre des sommets sans précédent dans l’histoire de l’union monétaire, avec 8,4 % prévus dans la zone euro au troisième trimestre et une moyenne annuelle de 7,6 % en 2022, contre 6,1 % qui était encore prévu en 2022. Mai. Une lente baisse est attendue pour l’année prochaine avec un taux d’inflation probable de 4% en 2023. Voir l’article : Guerre en Ukraine : comment l’économie française va-t-elle réagir à la crise ?. « Tous les risques que nous avons identifiés en mai se sont matérialisés à des degrés divers », a déclaré Paolo Gentiloni, commissaire à l’Economie.

Le caractère extrêmement instable de l’économie mondiale rend encore plus complexe l’exercice de prévision de l’exécutif européen, qui, par la voix de Paolo Gentiloni, reconnaît que « ces prévisions sont soumises à de fortes incertitudes et à des dangers bassistes ». Pour preuve, les chiffres publiés aujourd’hui corrigent le coup des prévisions précédentes, déjà peu reluisantes, datant du 19 mai. C’est même une récession qui menace l’Union européenne en cas de perturbation plus radicale des flux de gaz en provenance de Russie. « Une tempête est possible », prévient le commissaire européen alors que le prix du gaz a atteint, le 12 juillet, 173 euros le kilowattheure contre 40 euros l’année précédente.

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Conséquences de la guerre d'Ukraine : l'économie néo-occitane n'est pas libre
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