Présentation

Ce dossier dresse un état des lieux et analyse les déterminants de l’état de santé en mobilisant les données les plus récentes, avec un focus sur les inégalités sociales et territoriales de santé. La santé est un concept complexe dont la mesure dépend de nombreux facteurs individuels et collectifs. A voir aussi : Les incidents de sécurité dans le secteur de la santé ont doublé en un an. Elle s’appuie notamment sur les données du Système National des Données de Santé (SNDS) et son appariement avec les données socio-démographiques (EDP-santé), l’Enquête Européenne de Santé (EHIS) 2019, l’Enquête Epidémiologie et Conditions de Santé (EpiCov) de 2020-2021, mais aussi les résultats d’études récentes.

Ce dossier dresse un état des lieux et analyse les déterminants de l’état de santé en mobilisant les données les plus récentes, avec un focus sur les inégalités sociales et territoriales de santé. La santé est un concept complexe dont la mesure dépend de nombreux facteurs individuels et collectifs. Elle s’appuie notamment sur les données du Système National des Données de Santé (SNDS) et son appariement avec les données socio-démographiques (EDP-santé), l’Enquête Européenne de Santé (EHIS) 2019, l’Enquête Epidémiologie et Conditions de Santé (EpiCov) de 2020-2021, mais aussi les résultats d’études récentes.

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Sommaire

INTRODUCTION I. L’ÉTAT DE SANTÉ EN FRANCE : UNE ÉVOLUTION INVERSÉE ENTRE GRANDES MALADIES 1 – Une population de plus en plus âgée 2 – L’espérance de vie sans incapacité à 65 ans a récemment progressé plus vite que l’espérance de vie à 65 ans 3 – La baisse de la mortalité et des prématurés la mortalité perdure malgré les périodes de surmortalité, mais les inégalités de mortalité persistent Une baisse de la mortalité et de la mortalité prématurée Plus de la moitié des décès en 2017 dus au cancer et aux maladies cardiovasculaires Une mortalité plus élevée dans le nord et le nord-est de la France Surmortalité saisonnière liée aux épidémies de grippe Surmortalité dus à certains épisodes caniculaires Dans les zones les plus défavorisées, les décès surviennent plus tôt dans la vie 4 – Les maladies chroniques, hormis certains cancers, sont plus fréquentes chez les personnes aux revenus les plus modestes Les maladies cardiovasculaires sont le chrome le plus fréquent les maladies mentales, suivies des maladies mentales, du diabète et du cancer Motifs d’hospitalisation souvent liés à des maladies chroniques Les maladies chroniques, à l’exception de certains cancers, sont plus fréquentes chez les personnes financièrement défavorisées 5 – Santé mentale, qualité de vie et handicap : les plus âgés et les plus modestes sont plus souvent affectés négativement Une personne sur dix aura des symptômes dépressifs en 2019 Une personne sur deux se plaint de troubles du sommeil Une personne sur cinq de plus de 75 ans déclare souffrir de douleurs physiques intenses ou très intenses 9 % des personnes sont handicapées, dans la sentiment d’être fortement restreint dans les activités habituelles depuis au moins 6 mois en raison d’un problème de santé 13 % des résidents métropolitains estiment avoir peu de soutien social 6 – L’épidémie de Covid-19 a directement et indirectement affecté l’état de santé des la population Année 2020 : une diminution de espérance de vie du Covid-19 Surmortalité exceptionnelle liée au Covid-19 Inégalités sociales dans le développement des formes graves du Covid-19 Soutien aux activités hospitalières perturbées par la crise sanitaire Augmentation des problèmes de santé mentale, notamment chez les jeunes Augmentation de la consommation de psychotropes drogues Une diminution des gestes suicidaires pendant le confinement de 2020, mais une augmentation continue des tentatives chez les jeunes femmes à partir de fin 2020 II. DÉTERMINANTS DE SANTÉ ET PRÉVENTION 1 – La consommation d’alcool en France est en baisse constante depuis des décennies, mais la France reste dans le groupe des pays européens les plus consommateurs La consommation quotidienne d’alcool continue de baisser… mais la consommation excessive occasionnelle augmente chez les jeunes entre 2014 et 2019 , avant de baisser en 2021 2 – Réduire la consommation quotidienne de tabac 18,5 % des individus âgés de 15 ans et plus fument quotidiennement Différences importantes de consommation entre les zones 3 – L’une des plus modestes, une alimentation avec moins de fruits et légumes et plus d’obésité, mais une mode de vie sédentaire En France métropolitaine, plus de trois Français sur quatre consomment quotidiennement des fruits et légumes. Une population très sédentaire 20 % des personnes vivant en France métropolitaine ne font pas une fois par semaine un trajet d’au moins 10 minutes à pied en France métropolitaine, et plus de 30 % dans les DROM 45 % des personnes vivant en France métropolitaine sont en surpoids, contre 54 % à Mayotte La proportion de personnes obèses diminue avec le niveau d’études et le niveau de vie Les caractéristiques Les facteurs socio-démographiques expliquent une partie des disparités territoriales observées pour l’obésité 4 – La pollution de l’air extérieur a un impact important sur la santé 5 – Plus de limitations physiques et professionnelles accidents du travail chez les salariés Un risque accru d’accidents du travail avec la manutention manuelle Des troubles de l’h L’appareil locomoteur, première cause de maladies professionnelles Un quart des travailleurs exposés à un risque biologique Les handicaps physiques, restés relativement stables entre 2005 et 2019, touchent majoritairement les travailleurs Des risques psychosociaux stables entre 2016 et 2019 6 – Un recours plus fréquent au dépistage chez les plus aisés catégories sociales Le dépistage reste inégalement répandu Moins de prévention dans les DROM, notamment à Mayotte, avec des mammographies dix fois moins fréquentes qu’en métropole 7 – Une couverture vaccinale souvent incomplète et inégale 8 – Des inégalités sociales et territoriales d’accès aux soins qui peuvent s’accumuler Des inégalités de l’accès aux médecins généralistes augmente souvent 7 % des femmes en âge de procréer habitent à plus de 30 minutes d’une maternité Dans les zones à faible densité médicale, le risque de manquer des soins est accru pour les personnes les plus défavorisées. A voir aussi : Key Card biométrique : les professionnels de santé et les patients sont protégés. Chez les patients victimes d’AVC, moins d’accès aux unités neurovasculaires (UNV) pour les plus démunis III. DE LA NAISSANCE À LA VIEILLESSE, LES PROBLÈMES DE SANTÉ ÉVOLUENT, LES MALADIES RESTENT 1 – Femmes en âge de procréer : des différences nettes entre la France métropolitaine et les DROM 92 % des femmes utilisent une méthode contraceptive Le recours à l’interruption volontaire de grossesse est plus fréquent dans les DROM et chez les femmes issu d’un milieu modeste Les femmes vivant dans les DROM sont plus exposées au risque de mortalité maternelle iformé par 4 par rapport à celles de France métropolitaine 2 – La périnatalité : une situation contrastée entre la France métropolitaine et les DROM, où la mortalité périnatale est deux fois plus élevée La mortalité périnatale n’est plus diminue et touche 1 naissance sur 100 La mortalité périnatale est significativement plus élevée dans les DROM 7% des naissances vivantes sont prématurées 3 – Les inégalités apparaissent avant la naissance et augmentent pendant l’enfance De nombreux facteurs de risque pour la santé des femmes enceintes et les enfants à la naissance sont surreprésentés dans les zones les plus défavorisées Dès la naissance, les enfants de salariés sont plus en surpoids que chez les cadres Autant d’enfants de salariés que les autres ont un problème de vision (en 2017) mais portent moins souvent des lunettes 18 % des élèves du groupe 9 étaient en surpoids en 2017 Les habitudes de vie entraînent de fortes différences 4 – Les maladies chroniques des personnes âgées se généralisent Les polypathologies se généralisent A partir de 75 ans, 17% des femmes et 26% des hommes ont au moins trois pathologies IV. BIBLIOGRAPHIE V. GLOSSAIRE

I. L’ÉTAT DE SANTÉ EN FRANCE : UNE ÉVOLUTION CONTRASTÉE PARCOURUE PAR DE FORTES INÉGALITÉS

1 – Une population de plus en plus âgée

2 – L’espérance de vie sans incapacité à 65 ans a récemment augmenté plus vite que l’espérance de vie à 65 ans

3 – La baisse de la mortalité et de la mortalité prématurée se poursuit malgré les périodes de surmortalité, mais les inégalités de mortalité persistent

Une réduction de la mortalité et des décès prématurés

II. DÉTERMINANTS DE SANTÉ ET PRÉVENTION

Plus de la moitié des décès en 2017 ont été causés par le cancer et les maladies cardiovasculaires

Une mortalité plus élevée dans le nord et le nord-est de la France

Surmortalité saisonnière associée aux épidémies de grippe

Décès excessifs de certains épisodes de canicule

Dans les zones plus défavorisées, les décès sont plus précoces dans la vie

4 – Les maladies chroniques, hormis certains cancers, sont plus fréquentes chez les personnes aux revenus les plus faibles

Les maladies cardiovasculaires sont les maladies chroniques les plus courantes, suivies des maladies mentales, du diabète et du cancer

Motifs d’hospitalisation souvent liés à une maladie chronique

III. DE LA NAISSANCE AU GRAND ÂGE, LES PROBLÈMES DE SANTÉ ÉVOLUENT, LES INÉGALITÉS DEMEURENT

Les maladies chroniques, à l’exception de certains cancers, sont plus fréquentes chez les personnes financièrement défavorisées

5 – Santé mentale, qualité de vie et handicap : les plus âgés et les plus humbles sont plus susceptibles d’être affectés négativement

Une personne sur dix aura des symptômes dépressifs en 2019

Une personne sur deux se plaint de troubles du sommeil

IV. BIBLIOGRAPHIE

V. LEXIQUE

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Quelles sont les maladies les plus graves ?

Une personne sur cinq de plus de 75 ans déclare souffrir de douleurs physiques intenses ou très intenses

  • 9% des personnes sont handicapées, dans le sens où elles ont été sévèrement restreintes dans les activités que les gens font habituellement depuis au moins six mois à cause d’un problème de santé
  • 13% des résidents de France métropolitaine se sentent peu soutenus socialement
  • 6 – L’épidémie de Covid-19 a directement et indirectement affecté l’état de santé de la population
  • Année 2020 : une espérance de vie en baisse à cause du Covid-19

Une surmortalité exceptionnelle liée au Covid-19

Quelles sont les maladies qui ne se soigne pas ?

Inégalités sociales dans le développement des formes graves du Covid-19

Quel est le but de la santé communautaire ?

Soutien aux opérations hospitalières perturbées par la crise sanitaire

Une augmentation des problèmes de santé mentale, surtout chez les jeunes

Quel est le but de la participation communautaire ?

Augmentation de la consommation de psychotropes

Quels sont les éléments de la santé communautaire ?

Une baisse des gestes suicidaires pendant les confinements de 2020, mais une augmentation continue des tentatives chez les jeunes femmes à partir de fin 2020

Pourquoi faire de l’épidémiologie ?

1 – La consommation d’alcool en France est en baisse constante depuis des décennies, mais la France reste dans le groupe des pays européens où la consommation est la plus élevée

La consommation quotidienne d’alcool continue de baisser

C’est quoi un épidémiologiste ?

… mais la consommation excessive occasionnelle augmente chez les jeunes entre 2014 et 2019, avant de diminuer en 2021

Quels sont les trois types d’épidémiologie ?

2 – Réduire la consommation quotidienne de tabac

Pourquoi devenir épidémiologiste ?

18,5 % des personnes âgées de 15 ans et plus fument quotidiennement