Voyager en voiture électrique n’est plus une aventure de nos jours. Sauf quand c’est la première fois.

Voyager en voiture électrique n’est plus une aventure de nos jours. Sauf quand c’est la première fois.

Il n’est plus nécessaire de maintenir une apparence pleine de suspense. Cet aller-retour entre Paris et Bordeaux en voiture électrique s’est déroulé sans encombre. Au terme de ces près de 1 300 km parcourus en l’espace d’un week-end, pas même l’ombre d’une frayeur, encore moins d’une véritable panne « sèche ». Et sans commérages vexants, non, il n’a pas fallu trois jours pour relier la capitale et la Nouvelle-Aquitaine, ni dans un sens ni dans l’autre.

Cela dit, il n’y a pas beaucoup plus de division que la voiture électrique. A l’exception peut-être de la façon de désigner un pain au chocolat, ou une chocolatine par son vrai nom… Chacun aura donc sa propre interprétation de ce premier retour d’expérience. Aux yeux des automobilistes les plus « branchés », qui ont oublié l’existence même des pompes à essence, ce bilan, forcément positif, est d’une banalité confondante.

Pour beaucoup d’autres, ce n’est qu’un discours parrainé par un puissant lobby d’« électrificateurs ». Pour ma part, je voulais juste apporter mon témoignage et pourtant l’accompagner de 10 commandements/enseignements pour que cette petite aventure ne devienne pas plus qu’un simple voyage.

En bon évadé prudent, alimenté aux carburants liquides sans plomb et autres, je prends mes précautions. Choisir la voiture qui convient le mieux à ce trajet dans un temps relativement court est primordial. Il y a certainement des preuves de Tesla pour plusieurs raisons : la sobriété de sa Model 3, le maillage relativement dense de son infrastructure de recharge, fiable et rapide en plus… Mais je suis un joueur minimal.

Reste à trouver le bon montage, entre la citadine frugale, mais à la capacité de batterie digne d’une pile bouton, et le dragster au pack monumental, mais aux multiples motorisations gourmandes. J’ai ensuite jeté mon dévolu sur la BMW i4 eDrive40, qui a les mêmes 83,9 kWh (bruts) que son puissant frère M50, mais se contente d’un seul de ses deux moteurs. Ses 340 ch devraient suffire.

Si votre plateforme n’est pas dédiée exclusivement à la propulsion électrique (tout comme celle de la Série 4 thermique), au risque de compromettre l’optimisation de votre chaîne de propulsion, cette berline a le bon goût, par définition, de ne pas faire partie de ces massives. SUV à la pertinence plus que discutable en termes d’économies d’énergie.

Mieux, il est équipé de série d’un calculateur d’itinéraire grâce à sa navigation et du préconditionnement automatique de sa batterie. Rien de révolutionnaire dans la catégorie, mais de quoi effectuer le nombre optimal d’arrêts et gagner de précieuses minutes à la borne de recharge. En tout cas, ma stratégie porte ses fruits. Un seul plein aller-retour a été nécessaire, grâce à une autonomie moyenne de près de 350 km sur autoroute, le calculateur affichant une consommation de 19,4 kWh/100 km après 1 300 km.

2. Pour le bon axe routier tu opteras

2. Pour le bon axe routier tu opteras

Tous les Français ne sont pas égaux face à l’électrification. Les convertis le savent bien, l’axe Paris-Bordeaux et l’A10 sont parmi les mieux desservis de France en termes d’infrastructures. Pas moins de cinq stations Ionity bordent l’autoroute dans la province depuis la capitale. Sur le même sujet : Hydrogène : Viritech collabore avec Pininfarina pour son hypercar Apricale. Choisir une voiture électrique lors de cette escapade estivale n’est donc pas une folie. Ce ne serait plus la même histoire relier La Rochelle à Saint-Etienne via le réseau secondaire ou encore faire un aller-retour entre Rennes et Quimper dans la journée, deux villes autour desquelles la densité du réseau de recharge rapide laisse beaucoup à voir. être recherché

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3. Ta progéniture à la voiture tu synchroniseras

Une fois la destination enregistrée dans la navigation, il calcule automatiquement où, quand et combien de temps s’arrêter pour raccourcir au maximum le trajet en cas d’autonomie insuffisante. Voir l’article : NamX de France veut révolutionner les voitures à hydrogène avec des réservoirs amovibles. Je n’ai aucun moyen d’y faire face et de me lancer dans plus de recherches à travers les différentes applications proposées sur mobile.

Satisfait du résultat de l’aller, soit 600 km parcourus en un peu moins de 6h50 (pause déjeuner comprise), j’obéis une nouvelle fois au retour. Au grand dam du benjamin attaché à l’arrière droit. L’héritier ne voit pas d’un bon œil la seule escale prévue à Tours vers 21h00, alors qu’il dîne habituellement à 19h30 précises.

Il y a alors deux solutions. Opter pour l’équivalent d’un « undercut » tant aimé par certains stratèges de la F1, c’est-à-dire anticiper la recharge, au détriment du temps de parcours en risquant un deuxième arrêt obligatoire. Ou endurer les protestations des enfants affamés alors qu’ils arrivent à l’échelle suggérée par le GPS. Voilà enfin le plus grand dilemme auquel sont exposés les longs trajets en voiture électrique (en famille).

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4. Aux bornes de recharge tu ne t’éterniseras pas

Adepte du « splash-and-dash », qui consiste à s’arrêter le plus brièvement possible à la pompe pour rejoindre la ligne d’arrivée sans risquer de tomber en panne d’essence, j’apprends, dans une voiture « à batterie », à faire la plupart de mon temps pendant le ravitaillement. Tant que l’un d’entre eux coïncide avec la nourriture des enfants (voir 3ème commandement), le temps passe finalement très vite. Un peu trop

Un week-end de juillet, à 12h15, l’espace restauration de la station-service où nous nous sommes arrêtés en sortant était littéralement bondé. Soudain, « QUI EST LE PROPRIÉTAIRE DE LA BMW GD-853 ENREGISTRÉE… ? ! s’exclame la gracieuse jeune femme derrière son comptoir, d’un ton cordialement accusateur.

Je suis ravi de me présenter sans autre présentation à 300 inconnus. Dont sûrement une bonne cinquantaine ont déjà une bonne opinion de ces géants incorrigibles, prêts à tout pour se rendre intéressants. L’invite recherchée provient en fait d’un autre utilisateur de voiture électrique, m’invitant à libérer le terminal sur lequel je suis accroupi depuis près d’une heure alors que ma batterie est désormais pleine. Malgré leur conception souvent ambiguë, bien différente des pompes à essence, il ne faut pas confondre les bornes de recharge avec un parking ! Grosse erreur de débutant.

5. Un paquet de Tesla tu dépasseras

Parmi les surprises que réserve ce voyage, figure le rythme adopté par la plupart de nos compagnons de route qui voyagent en Tesla. Comme évoqué plus haut (voir 1er commandement), les berlines et SUV de la marque américaine sont parmi les plus performantes du marché, en plus de bénéficier d’un réseau de recharge dédié et performant. Cependant, pour des raisons que je ne peux expliquer, ses chauffeurs, en tout cas ceux débordés lors de cette expérience, se contentent de rouler prudemment dans la voie de droite, à une vitesse bien inférieure aux limites actuelles. Une sagesse qui m’est évidemment très étrangère, je roule en BMW, rappelez-vous.

6. Du GPS tu te méfieras

Une voiture électrique s’appuie généralement sur son système de navigation. Si ce n’est pas pour calculer la stratégie de charge la plus appropriée pour gagner du temps, c’est au moins pour mettre le cap sur la borne la plus proche. Attention cependant à ne pas vous laisser entraîner par le nez dans une station qui n’existe pas. Comme ce fut mon cas dans la région bordelaise. Le renforcement d’Internet ou d’une application mobile n’est parfois pas un luxe pour séparer le bon grain de l’ivraie.

7. Du réseau Ionity tu dépendras

Issu d’un consortium regroupant plusieurs constructeurs, dont BMW, le réseau de bornes Ionity est quasiment incontournable sur l’autoroute. Mais ses atouts s’accompagnent de faiblesses persistantes. La puissance et la densité des infrastructures sur un axe comme l’A10 m’auront notamment permis de me limiter à un seul arrêt par trajet, la navigation m’ayant suggéré une charge de 26 minutes aller et seulement 20 minutes aller-retour.

Par contre, sans parler des prix mentionnés ci-dessous (voir le 9ème commandement), la fiabilité ne semble pas tout à fait au rendez-vous. Chacune des deux gares visitées ce week-end de juillet a au moins une de ses bornes hors service. Ces soucis de maintenance ne semblent pas isolés puisque lors d’un précédent trajet électrique (sur l’A11), la première question posée par les autres usagers à leur arrivée était « ça marche ? »

8. Les conditions de circulation tu ne négligeras point

La météo et le trafic influent évidemment sur la consommation d’un véhicule thermique. Mais dans une voiture électrique, son influence est encore plus perceptible. Il est démontré par la différence de consommation de notre i4 entre l’aller-retour. De 18 kWh/100 km par 25° en trafic intense favorisant les phases de régénération (98 km/h de vitesse moyenne), l’appétit de son moteur passe à 21,1 kWh/100 km par 34° en l’absence de trafic (112 km/h) h vitesse moyenne). Une différence de 16%, réduisant l’autonomie du même montant.

9. Dans les tarifs à la borne tu te perdras

Encore un phénomène qui ne pardonne pas le monde thermique, mais qui acquiert des proportions folles dans le monde électrique. Si les prix à la pompe fluctuent d’un carburant à l’autre et entre deux saisons, ceux au kWh atteignent des disparités surréalistes. Principalement parce que certains réseaux continuent de facturer à la minute alors que d’autres calculent la facture en fonction de la quantité d’énergie délivrée.

Ionity vient de passer d’un mode tarifaire à un autre, affichant désormais le kWh à 0,69 € dans les bornes 350 kW (les plus courantes sur les autoroutes). De quoi faire grimper le coût du « plein » à plus de 50 € dans le cas d’un i4 eDrive40. Comme les autres constructeurs du consortium, BMW propose heureusement un abonnement (gratuit la première année) qui donne accès à des tarifs préférentiels… mais toujours en fonction du temps passé ! Contre 17,99€/mois, la minute dans la borne Ionity coûte 0,30€. Cela explique les 16,50 € payés pour l’aller (67,5 kWh en 55 minutes) et les 14,40 € (72,9 kWh en 48 minutes) pour le retour. Es-tu encore ? Non et c’est normal.

10. Avec tes amis bagnolards tu te chamailleras

Même si je suis conscient que le débat sur la voiture électrique ne s’est pas éteint, je reste étonné de la sécession qui s’opère entre différentes populations d’automobilistes. Au terme de cette expérience concluante, pleine de faits et de chiffres, certains de mes amis, collègues et pourtant opposants prétendent même qu’elle n’est que le résultat de la méthode Coué. Un argument irréfutable.

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Où sont les bornes de recharge gratuite ?

Voici une liste non exhaustive des lieux disposant de bornes gratuites :

  • Des magasins LIDL partout en France.
  • Les enseignes de Leroy Merlin.
  • La plupart d’E…
  • Stations U et magasins Super U.
  • De nombreux magasins Intermarché
  • Centres commerciaux, comme le centre commercial EDEN 2.
  • Quelques cinémas.

Comment fonctionne la borne Leclerc ? Equipées de prises de type 2, les bornes ont une puissance de 22 kW. Son utilisation est gratuite la première heure. En moyenne, les clients passent environ 40 minutes dans le magasin. Si vous dépassez cette heure gratuite, il faut compter 0,15 €/kWh soit 0,01 €/minute.

Est-ce que les bornes de recharges sont gratuites ?

Certaines bornes publiques sont gratuites : celles que l’on trouve par exemple dans les parkings de certaines enseignes et centres commerciaux. Les autres sont payés.

Comment trouver une borne de recharge gratuite ?

La plupart des bornes de recharge pour véhicules électriques ou hybrides sont situées dans des parkings publics. Que ce soit à l’extérieur ou dans un parking souterrain ouvert au public, la borne de recharge est accessible à tous et entièrement gratuite.

Comment savoir si une borne de recharge est gratuite ?

La plupart des bornes de recharge pour véhicules électriques ou hybrides sont situées dans des parkings publics. Que ce soit à l’extérieur ou dans un parking souterrain ouvert au public, la borne de recharge est accessible à tous et entièrement gratuite.

Comment savoir si une borne est libre ? Comme dans Chargemap, les bornes sont triées par un code couleur qui indique leur statut, vert lorsqu’elles sont libres par exemple, ou orange lorsqu’elles sont occupées.

Est-ce payant de recharger une voiture électrique ?

Le prix de la recharge d’une voiture électrique est d’environ 2 ou 3 € à domicile, mais cela dépend du prix du kilowattheure et de la consommation de votre voiture. Dans une borne publique, le prix de la recharge dépend de votre véhicule, du type de borne et de l’opérateur. En moyenne, cela coûte jusqu’à 15 € par recharge.

Pourquoi recharger a 80% ?

Certains constructeurs automobiles recommandent de limiter la charge à 80% pour limiter la dégradation à long terme de la batterie.

Combien de temps faut-il pour recharger la batterie d’un modèle 100% électrique de 0 à 80% dans une borne rapide de 100 KW ? Recharge « rapide » en station-service : 30 minutes Une borne très puissante permet de recharger une batterie électrique à 80 % en une demi-heure.

Pourquoi ne pas charger sa voiture à 100% ?

Elle conduit à sa dégradation plus rapidement. En effet, il n’est pas recommandé d’atteindre toujours les 100% de charge car en 2021, la plupart des batteries des véhicules électriques sont constituées de lithium ions (comme celles des smartphones ou des ordinateurs portables mais avec une capacité supérieure).

Quand recharger sa voiture électrique à 100 ?

La fréquence de recharge de la voiture électrique peut être de 1 à 3 fois par semaine. Pour les longues distances, il est important de toujours vérifier le niveau de charge de la voiture avant de commencer le trajet.

Comment Linky va permettre de taxer la recharge des voitures électriques ?

Contacté par CheckNews, le ministère de la Transition écologique avait assuré qu’aucune taxe de recharge n’était prévue : « La charge électrique est taxée comme l’électricité ‘normale’ ; consommée pour allumer, il n’y a pas de différence et il n’est pas prévu d’en mettre une. »

Comment payer la recharge d’une voiture électrique ? Comme pour un plein de carburant, vous pouvez régler votre recharge avec votre carte bancaire. Les terminaux de paiement électronique présents dans les bornes permettent de payer sans contact et même avec son smartphone auprès de certains opérateurs comme Total ou Ionity.

Quelles sont les obligations des entreprises pour la recharge des véhicules électriques ?

La loi prévoit que les entreprises doivent doter leur parking « d’un circuit électrique spécialisé permettant la recharge des véhicules électriques ou hybrides rechargeables »(1) (3).

Comment contourner le compteur Linky ?

Il est quasiment impossible de pirater un compteur Linky, car celui-ci est équipé d’un système d’information qui rend très difficile toute tentative d’effraction. Concrètement, comme il s’agit d’un appareil communicant et intelligent, il peut détecter les variations de consommation quasiment en temps réel.