Pour la première fois en cinq ans, Netflix a mis à jour sa culture d’entreprise. Parmi les nouvelles directives, Los Gatos invite ses employés à regarder ailleurs s’ils n’approuvent pas certains programmes. Ambiance.

Netflix se refuse à la censure

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Une mise à jour de ces directives par la direction de Netflix – la première depuis 2017 – est peu susceptible de fournir une assurance quant à l’évolution de l’humeur de l’entreprise. Là, une nouvelle rubrique baptisée « expression artistique » a vu le jour, détaillant la volonté du service d’offrir à ses abonnés une myriade de programmes destinés à différents types de publics. Sur le même sujet : Institut Français de la Presse, Université Paris Panthéon-Assas, la voie royale vers le m …. Selon la note, Netflix « permet aux téléspectateurs de décider ce qui leur convient » au lieu de « censurer certains artistes ou voix », bien que certains programmes « puissent être provocateurs ».

Une allusion subtilement déguisée à la polémique entourant certaines blagues polémiques visant les personnes transgenres, l’humoriste Dave Chappelle, que Netflix a pourtant conservé au catalogue – surtout en interne, justement. Cette volonté de ne pas intervenir, « même si nous trouvons que certains titres sont contraires à nos valeurs personnelles », est désormais piégée et chacun devra la respecter.

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Les sceptiques invités à partir

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En fait, la suite de ce texte fait directement référence aux salariés qui pourraient ressentir une certaine gêne à l’idée de participer au développement ou à la promotion de ce contenu parfois problématique. « Selon votre rôle, vous devrez peut-être travailler sur des titres que vous pensez nuisibles. Sur le même sujet : Nouveau. Sept bornes numériques installées dans l’abbaye et dans la Maison du fromage d’Abondance. Si vous avez du mal à supporter l’étendue de notre contenu, Netflix n’est peut-être pas le meilleur endroit pour vous », lit-on. Il serait difficile de faire plus clair.

Interrogé par le Wall Street Journal, un porte-parole de Netflix a expliqué que Los Gatos avait eu des discussions internes avec ses employés au cours des 18 derniers mois sur l’élaboration de cette mise à jour de la charte et avait reçu plus de 1 000 commentaires pour accomplir cette tâche. Selon lui, de nouveaux principes ont été établis «  » afin que les futurs employés potentiels puissent comprendre notre situation et décider au mieux si Netflix est la bonne entreprise pour eux ».

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Elon en renfort

Netflix prend donc à nouveau le contre-pied de certains de ses concurrents. Chez Disney, un soulèvement des salariés a incité les dirigeants à s’opposer à une loi votée fin mars par les conservateurs de Floride visant à empêcher l’enseignement des notions d’orientation et de genre dans les écoles. Au début, la maison de l’oncle Walt a refusé de participer au débat.

En tout cas, Los Gatos a trouvé un soutien inattendu en la personne d’Elon Musk, qui a salué les nouvelles directives dans un tweet audacieux. Il avait déjà fait exploser la ligne éditoriale de Netflix sur le même réseau le mois dernier, arguant que le « virus de l’esprit éveillé » avait rendu la plateforme « invisible ». Pas forcément le renfort qui est actuellement le plus souhaitable…