Hervé Legros, 39 ans, un jeune de 15 ans nommé Alila, promoteur indépendant travaillant dans les agglomérations locales et centrales – se revendiquant comme l’un des dix meilleurs designers français -, a trouvé un emploi : alerter sur les problèmes de logement et frapper à tous porte. . Dans le sillage de la démonstration de la fin d’Alila en 2021, c’est typique de frapper les morceaux qui attaquent actuellement les propriétaires (ses clients), le maire (bailleurs de fonds) et les promoteurs immobiliers (collègues). En cause : 30 % du « taux de casse » de ses projets l’an dernier, c’est-à-dire échec.

Implanté dans dix provinces par son équipe (Annecy, Bayonne, Bordeaux, Lille, Lyon, Marseille, Metz, Montpellier, Nantes, Orléans, Paris, Strasbourg, Tours), le trentenaire compte huit mille logements particuliers et bourgeois. 2021 (+14%) mène le combat dans tous les domaines. Et à deux jours des élections législatives, son discours prend une connotation politique.

« Je suis en colère qu’on n’ait pas de service du logement », lâche Hervé Legros le 15 juin. « Je ne peux pas imaginer qu’il n’y ait pas d’information. Le logement, c’est le prochain bombardement du peuple », poursuit Robin Rivaton.

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« C’est tellement le bordel qu’il faut remettre de l’ordre »

"C'est tellement le bordel qu'il faut remettre de l'ordre"

Oui, la présidente Elisabeth Borne a nommé la ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires en la personne d’Amélie de Montchalin, qui devrait piloter la loi logement, mais pas de ministre, de sous-ministre ou de secrétaire d’Etat. , déplore l’homme d’affaires. Sur le même sujet : Bac sec pour la construction de logements. Là encore, le supporter enchaîne en réclamant un « ministre du poids qui puisse se forcer ».

« Il y aura un plan pour rénover les maisons, mais pas bientôt », dit-il.

Reprenant sur ses notes, elle cite l’Elysée avec Xavier Lépine, le regretté « Logement » du président général Emmanuel Macron. Avant d’insister, une ardoise verte lui indiquant : « Nous soutenons le ministère du Logement, il y a beaucoup de chantiers. Une partie se construit et c’est un tel gâchis qu’il faut remettre de l’ordre ».

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« Macron ne s’intéresse pas au logement »

Hervé Legros semble très fier d’avoir rencontré l’ancien Premier ministre François Hollande après l’intervention de mars au Marché des professionnels de l’immobilier (Mipim), sauf qu’il n’a rien dit dans leur entretien… Après, il s’en prend à l’actuel locataire. Lire aussi : Logement : CDC Habitat veut poursuivre son accélération. de l’Elysée… où il enverra une lettre vendredi 17 au soir.

« Le président Macron a beaucoup de caractère, mais il ne s’intéresse pas au logement. La droite pour protéger la France des propriétaires et la gauche pour protéger le logement des gens. Emmanuel Macron est hybride. On attend une loi remarquable », ajoute le promoteur.

Dans sa candidature à la réélection, Emmanuel Macron fait simplement référence à la loi olympique qui permet un allégement de la loi d’urbanisme pour simplifier et accélérer les projets d’aménagement pour construire, et dans la durée, les bâtiments de Paris 2024.

En revanche, Hervé Legros se méfie de l’idée maîtresse du président quant à ce que serait un transfert de ressources financières au sens d’aide et d’assistance à l’interdisciplinarité (groupements communaux, NDLR). « Il y aura moins de contacts avec les villes », balaie-t-il.

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Une loi SRU à l’envers

Le développeur est heureux de soumettre sa liste d’applications. Il défend ainsi le vote d’une « législation SRU face cachée ». La loi SRU (Solidarité et Renouvellement Urbain) de 2001 impose à certaines communes de disposer d’un nombre limité d’unités d’habitation en rapport avec leur patrimoine résidentiel. Les communes de plus de 3 500 habitants, et même de 1 500 habitants en Île-de-France, appartenant à une même commune de 15 000 habitants, doivent déclarer au moins 25 % du nombre d’habitants d’ici 2025. Et même 30 % d’ici 2025. depuis la promulgation de la loi climat et résilience en août 2021.

« Dans la ville de Lyon, 14 000 logements ont été construits en 2017 contre 2 900 en 2021, et c’est là que 14 à 15 000 personnes arrivent chaque année dans ce quartier. .

En d’autres termes, il ne s’agit pas d’arrêter de construire des maisons modernes et moyennes (85% de sa fonction), mais de créer des quotas pour tous les types de logements dans les grandes villes, là où le besoin est supérieur à l’offre. En l’occurrence, Hervé Legros met l’accent sur « la protection des maires » et « la compréhension des problèmes de construction d’écoles et de bâtiments », mais chassant la nature, il revient en courant : il s’en prend, nommément, au maire d’Ormesson dans le Val. de Marne.

« Alors que le chef du département est avec nous, il a soulevé les siens contre nos trois pratiques et doléances. Pour ces élus, il faut des sanctions financières », a-t-il dit. « A Villemomble (Seine-Saint-Denis), le maire met des pierres devant les chantiers. Au bout d’un moment, il devrait être expulsé », a-t-il ajouté.

Les promoteurs et les bailleurs dans le viseur

A leur décharge, les collectivités vont devoir maîtriser leur hausse de dépenses à hauteur de 10 milliards d’euros, comme l’a annoncé la macronie en campagne. « J’invite beaucoup à quitter le 8e. Il faut aller en province. Quand tu écoutes Bercy, ils te disent qu’il n’y a pas de problème de logement en France », répond le supporter.

Ses collègues ne sont pas non plus en reste. « On a une fausse image de la maison et les architectes sont coupables. Ils ont investi dans le département. Ce n’est pas une énième loi de défiscalisation qui va régler la crise du logement », vise, encore, Hervé Legros. « Le syndicat des constructeurs a été brutal. Tout nouveau devoir devrait couvrir 30% de la population.

Le propriétaire, ses clients, c’est l’ennemi ! « Au lieu de pleurer, ce sont eux qui font bouger les choses en prenant le prix d’envol des VEFA », ces maisons sont en vente dans l’avenir à terminer. A Nantes Métropoles, un propriétaire achète un mètre carré à 1 990 euros, qui coûte 3 600 euros. « Quand ils font de la gestion de projet directe, cela leur coûte le même prix », conclut-il. Bonnes nouvelles …

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