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Sans accès à l’énergie, l’économie ne tourne pas 

Sans accès à l’énergie, l’économie ne tourne pas 

Cela pose de réelles préoccupations industrielles et sociales. A voir aussi : Mieux produire avec la permaculture.

La guerre n’est pas la seule responsable

Si la guerre en Ukraine a accentué la crise énergétique, avec l’interruption des approvisionnements en gaz russe, elle n’a pas créé cette situation. Ceci pourrez vous intéresser : L’arbre de FUTUREMAG au Cameroun.

Avant-guerre, les prix de l’énergie étaient déjà structurellement à la hausse du fait de la transition énergétique (intégration du prix du CO2, évolution du mix), du rôle central du gaz, de la hausse du dollar.

L’accès à l’énergie conditionne la souveraineté et la puissance des nations. Sans gaz russe, il faut trouver des énergies alternatives.

Mais la guerre a bon dos : quand les Etats-Unis assurent l’abandon du projet Nord Stream 2 (gazoduc géant reliant la Russie à l’Allemagne), ils jouent aussi à l’avantage de leurs intérêts économiques et politiques. Ils se sont toujours opposés à la construction du gazoduc qui réalisait un échange commercial direct entre la Russie et l’Allemagne, sans soutenir la dépendance énergétique de l’Allemagne vis-à-vis de la Russie.

Pour l’Allemagne, premier consommateur de gaz en Europe, le nouveau gazoduc est d’autant plus important qu’Angela Merkel s’est engagée à sortir du nucléaire fin 2022 et du charbon en 2038.

Les gazoducs constituent des enjeux politiques et ont la particularité de créer une dépendance mutuelle entre les pays qu’ils relient.

La crise énergétique redessine le paysage géopolitique

En réorganisant le système énergétique mondial selon des lignes de faille géopolitiques (Europe/USA et Russie/Chine), la crise énergétique constitue un tournant géopolitique.

Les USA vendent leur gaz naturel liquéfié (GNL) à l’Europe, et passent ainsi du statut d’importateur à celui d’exportateur, tandis que l’Europe passe d’une dépendance au gaz russe à une dépendance au GNL américain.

Mais le GNL, qui s’annonce comme l’alternative au gaz russe, n’est pas sans conséquence. Du fait de la fracturation hydraulique (interdite en France), il est très polluant et l’impact environnemental est le double de celui du gaz. Transporté par bateau, il modifie l’équilibre du marché de l’énergie.

Les États-Unis vendent leur GNL au plus offrant sur un court contrat ; Les navires GNL peuvent désormais changer de route si un client propose un meilleur prix. Un comportement impossible avec du gaz conventionnel livré par gazoduc et faisant l’objet d’un contrat à long terme entre deux pays.

Comme partout, la loi de l’offre et de la demande fait monter les prix, et l’insécurité énergétique s’installe en Europe. 

Le marché européen favorise la crise énergétique

L’Europe défend le marché et son corollaire, l’idée que la concurrence profite à tous les pays. Une revendication contestée par la CGT.

Depuis l’ouverture à la concurrence, la centrale alerte sur le fait que l’énergie est un bien indispensable, qui ne doit pas subir la loi du marché, celle-ci conduisant inéluctablement à l’augmentation des prix et au risque de black-out. 

La situation actuelle montre à quel point cet avertissement était prémonitoire. Avant l’ouverture du concours, la production d’électricité était calculée en fonction des besoins. La loi du marché a renversé la donne : les pays doivent désormais faire correspondre leurs besoins avec la production disponible sur le marché.

La Communauté européenne a supprimé les tarifs réglementés (sauf pour l’électricité et pour les particuliers uniquement). Les prix, dérégulés, sont calculés en fonction de la dernière facilité appelée à équilibrer la production au niveau européen.

Or la dernière centrale appelée est une centrale gaz :  l’augmentation du prix du gaz se répercute immédiatement sur celui de l’électricité.

La domination du marché sur les besoins doit cesser ! En Europe, l’énergie doit redevenir un service public ; chaque pays doit pouvoir définir sa propre politique énergétique.

Edf, victime de l’Europe et du marché

En France, la loi NOME, en partie adoptée pour répondre aux exigences européennes, oblige EDF à vendre ¼ de sa production nucléaire à ses concurrents, au tarif ARENH (accès régulé au nucléaire historique), soit 46,5 €/MWh (en septembre 2022) ).

Ce tarif réglementé incite à la spéculation : les concurrents d’EDF achètent via l’ARENH lorsque les prix sont élevés puis revendent au prix du marché en empochant d’importants bénéfices ; ils achètent au prix du marché quand il est bas. En 2023, le prix dépassera 1 000 € par MWh.

Une situation insoutenable pour EDF, privé par l’Etat et les actionnaires des dividendes nécessaires pour maintenir en bon état le parc de production, construire la filière des énergies renouvelables, investir dans de nouveaux moyens de production.

Étranglée par la loi du profit, l’entreprise est fragilisée économiquement et socialement….

Que l’Etat reprenne le contrôle à 100% de l’entreprise est une bonne chose, mais est-ce pour consolider ou au contraire affaiblir le groupe, en divisant l’entreprise, en nationalisant les unes et en privatisant les autres ?

Il est encore temps de réparer le gâchis monumental avec la privatisation d’EDF, l’ouverture à la concurrence et la prédominance du marché et la spéculation dans le besoin.

Il est temps de sortir du marché européen de l’énergie.

Il est temps de mettre en place des contrats à long terme au niveau de l’entreprise. Il est temps de penser la politique énergétique sur le long terme, en accord avec les enjeux environnementaux et climatiques, notamment en construisant de nouveaux moyens de production pour pouvoir en fermer d’autres.

C’est maintenant qu’il faut cesser la politique du stop and go et définir une politique industrielle à long terme.

Aujourd’hui, l’énergie désigne « la capacité à effectuer des transformations ». Par exemple, l’énergie est ce qui permet de faire un travail, de produire du mouvement, de modifier la température ou de changer l’état de la matière.

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Comment protéger les sources d’énergie ?

L’un des moyens de réduire les émissions de gaz à effet de serre consiste à utiliser davantage d’énergies renouvelables, telles que l’énergie éolienne et solaire. Le vent et le soleil fournissent des quantités infinies d’énergie, contrairement aux combustibles fossiles dont les réserves finiront par s’épuiser.

Comment protéger les énergies ? Dix éco-mouvements pour économiser l’énergie

  • Commencez par isoler votre maison.
  • Baisser le thermostat d’un degré
  • Entretenez régulièrement vos radiateurs.
  • Réglez le chauffe-eau à 60°
  • Limiter la consommation d’eau chaude.
  • Rafraîchissez votre maison sans climatisation.
  • Ne laissez pas vos appareils en veille.

Qu’est-ce que la protection de l’énergie ?

La protection de base pour se protéger de l’électricité est l’isolation. Cette isolation est réalisée par une couche de matériaux isolants sur les fils, câbles et enfermant tout circuit électrique ou électronique dans une enveloppe rigide et diélectrique.

Quels sont les solutions pour éviter l’épuisement des ressources énergétiques ?

Anticiper l’épuisement des réserves Par exemple : remplacement d’anciennes centrales thermiques à charbon par des centrales à charbon de dernière génération (supercritiques) ou par des cycles combinés à gaz ; développement de la production combinée de chaleur et d’électricité (cogénération).

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Quels sont les objectifs de la transition énergétique ?

L’objectif de la loi La transition énergétique vise à préparer l’après-pétrole et à asseoir un modèle énergétique robuste et durable face aux enjeux d’approvisionnement énergétique, d’évolution des prix, d’épuisement des ressources et aux impératifs de protection de l’environnement. .

Quels sont les grands enjeux de la transition énergétique, quelles énergies privilégier désormais ? réduire la part du nucléaire à 50 % de la production d’électricité en 2025. porter la part des énergies renouvelables à 32 % de la consommation finale d’énergie en 2030 et à 40 % de la production d’électricité ; diviser par deux notre consommation d’énergie finale d’ici 2050 (par rapport à 2012)

Quels sont les enjeux de la transition énergétique ?

Voici les défis auxquels ce nouveau modèle énergétique doit faire face : La rareté des énergies fossiles. La nécessité de réduire les émissions de CO2 et autres gaz à effet de serre (ozone, méthane…) L’augmentation de la facture énergétique des habitations et des zones industrielles.

Quel est le but de la transition énergétique ?

La transition énergétique, ou transition écologique, vise à transformer en profondeur les systèmes de production, de distribution et de consommation d’énergie pour réduire leur impact environnemental et promouvoir un modèle énergétique plus durable.

Quelle est la meilleure source d’énergie ?

En fait, la meilleure source d’énergie renouvelable, fiable et rentable est l’hydroélectricité. De plus, les réservoirs, en amont des barrages, sont le moyen le plus efficace de stocker de grandes quantités d’énergie renouvelable.

Quelle est la meilleure énergie du futur ? L’énergie éolienne : des anciens moulins à vent aux éoliennes aéroportées ! Deuxième source d’énergie renouvelable (15 % de la production mondiale en 2015 et 21 % d’ici 2021*), l’éolien a le vent en poupe !

Quelle est la source d’énergie la plus rentable en temps ?

Le nucléaire, « l’énergie la plus rentable »

Quelle est la source d’énergie la plus écologique ?

C’est la puissance du vent, de l’eau, du soleil ou encore de la biomasse. Ces sources sont qualifiées de durables, car leur exploitation est plus respectueuse de l’environnement sur le long terme.