La cellule d’écoute psychologique est un dispositif créé par deux réseaux de santé mentale dans la vallée d’Alésian (Gard) lors du premier confinement, en mars 2020. Là comme ailleurs, l’anxiété gagne tout le monde et teste les plus vulnérables, conduisant au repli sur soi, ou au stress. , et pour les jeunes, le décrochage scolaire.

Accessible via un numéro vert Croix-Rouge de fin mars à fin juin 2020, la cellule d’écoute est composée de psychologues cliniciens libéraux, qui peuvent orienter les appelants vers l’accompagnement de la région. S’il n’est utilisé, eh bien, que pour quelques dizaines de personnes, « à mesure que les numéros régionaux et nationaux prennent le relais », selon Noémi Bonifas Corriol, coordinatrice du réseau, il met en évidence la capacité d’adaptation à des professionnels travaillant ensemble depuis plus de dix ans. .

Travail en réseau

Travail en réseau

« Quand on travaillait ensemble avant la pandémie de Covid-19, c’était plus facile de préserver ce qui était important et de se soutenir entre professionnels », explique Charly Carayon, pédopsychiatre et fondateur du réseau clinique multi-établissements de liens, du nourrisson, de l’enfant et jeunes adultes jeunes de la vallée d’Alésian. En visioconférence à partir du printemps 2020, les professionnels de santé et les partenaires (travailleurs sociaux, associations, institutionnels, etc. Voir l’article : La professeure Karine Lacombe attend un médecin comme ministre de la Santé et une « réflexion fondamentale ».) continuent de partager leur regard sur les patients pour mieux les soigner et les accompagner dans leur quotidien.

Rencontre clinique, pluridisciplinaire et pluri-institutionnelle, autour d’une « mission partagée », Charly Carayon explique : « En tant que pédopsychiatre, je traite de ce qui est au cœur de la souffrance psychique, la pathologie des relations avec les autres, mais les éducateurs, les enseignants, les travailleurs sociaux, etc., peuvent aussi nouer des relations avec les enfants et nouer des alliances pour les aider. »

Au plus fort de l’épidémie de Covid-19, tout ce qui était organisé par un réseau de « cliniques de liaison » – rencontres de formation, colloques avec le monde des arts et de la culture, ou conférences destinées au grand public – a été suspendu. Cependant, selon l’association, les bénéfices moins visibles mais tangibles de ce réseau sont plus marqués que jamais. « Cela facilite l’accès aux soins, car les professionnelles en soins ont des regards différents sur les patients, elles les comprennent mieux et aussi les accompagnent mieux », précise Céline Lemaistre, coordinatrice du Groupe d’Entraide de L’Emeraude (GEM.30, 30), une association de usagers psychiatriques, qui participent aux réseaux de santé mentale. « Cela permet d’aborder tous les non-dits, par exemple des problèmes intimes ou plus que de simples comportements gênants dont les familles n’osent généralement pas parler avec les professionnels de santé », a déclaré Lyse Vannière, déléguée Gard de l’Unafam.

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Lien sur le social

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Les enjeux intimes, ou ceux qui, à première vue, ne semblent pas liés à la santé, mais qui permettent d’appréhender la coopération entre associations d’usagers et professionnelles, dans l’idée que l’accompagnement des patients concerne aussi la vie quotidienne, le logement, les activités, voire travail. « Il s’agit de mettre en jeu notre complémentarité : qui peut répondre à ce qui correspond aux besoins de la société ? », note Céline Lemaistre. A voir aussi : Santé, chômage, égalité femmes-hommes… La France, championne du monde des politiques sociales. Cette approche globale des patients fait également l’objet d’une semaine d’atelier-conférence ouverte à tous sur la santé mentale, renouvelée chaque année. Depuis novembre 2021, il s’agit du « droit à la vie privée ».

Ce réseau a donné naissance à un dispositif innovant qui se maintient malgré la crise sanitaire. Ainsi, depuis 2019, deux groupes d’échanges et d’analyse des pratiques réunissent des enseignants et d’autres membres de l’équipe pédagogique, issus de différents collèges de la vallée d’Alésian. Une psychologue et psychopédagogue du Centre médico-psycho-pédagogique (CMPP) du Gard anime des séances d’une demi-journée, environ trois fois par an, dans le but d’améliorer la pratique, d’identifier les situations d’adolescence et de chercher ensemble des réponses aux questions .le. difficulté rencontrée.

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Objectif CLSM

Dans un secteur ravagé par une pénurie de psychiatres et des restrictions budgétaires serrées, rien ne pouvait se faire, et surtout, sans Reseda. L’association de coordination des réseaux de santé, dans le giron de l’agglomération d’Alès et de ses services de santé publique, « elle soulage les professionnels de la coordination, de la logistique, de la gestion, des questions juridiques et comptables, des comptes rendus de réunion, des bilans annuels, ou encore de la préparation des projets », explique Noémi Bonifas Corriol, qui travaille au Resed.

Son dernier projet : créer un conseil local de santé mentale (CLSM) dans la vallée d’Alésian. « Une grande partie de sa mission est déjà réalisée par les deux réseaux de santé mentale, mais cela permettra un encadrement sous la houlette des élus, comme demandé par les services régionaux de santé, une meilleure reconnaissance des actions du réseau, et la création d’une cellule de crise » Selon lui, le point fort du CLSM est « l’implication des élus, qui sont de plus en plus confrontés à des questions liées à la santé mentale, par exemple lorsqu’une personne perd une indemnisation en pleine route, ou se met à risque ».