Face à la dégradation de notre système de santé à l’œuvre depuis vingt ans, un collectif de soignants, initié par le professeur Mehdi Mejdoubi, dans une tribune au « Monde » énumère plusieurs recommandations pour une réforme nécessaire et urgente.

Publié hier à 16:30, mis à jour hier à 16:30 Temps de lecture 3 min.

La fin du cycle de notre système de santé est désormais visible aux yeux de tous : fermetures des urgences hospitalières, délais de rendez-vous allongés (sauf en cas de trop-perçu d’honoraires), non acceptation de nouveaux patients, prolongation des dispositifs médicaux abandonnés…

Mais force est de reconnaître que cette dégradation est à l’œuvre depuis vingt ans, alors que l’assurance-maladie est à la traîne depuis un tiers de siècle. Si le quinquennat écoulé n’a pas réussi à renverser la vapeur, pouvons-nous à la fois combattre le Covid-19 et réformer ? En même temps, cette crise sanitaire nous permet de « renverser la donne » autrement que par la rhétorique.

Faisons voter la loi des 35 heures qui, de l’aveu même de Lionel Jospin, a eu un impact négatif sur l’organisation de l’hôpital public [en 2014]. La suppression du temps de garde en 2003 a des conséquences dévastatrices, puisque seuls 40 % des médecins généralistes y participent aujourd’hui, entraînant une surcharge d’activité aux urgences hospitalières.

Culture administrative

En 2009, la loi Hôpital, Patients, Santé et Territoire (HPST), grande réforme de la santé de Nicolas Sarkozy, institue un patron unique à l’hôpital, mais décide contre vents et marées qu’il sera administratif ! Ainsi, contrairement au monde anglo-saxon et à nos voisins européens, un prestataire non soignant (c’est-à-dire sans légitimité scientifique) prendrait des décisions et arbitrerait entre recherche ou questions médicales de haute technologie. Ceci pourrez vous intéresser : La guerre en Ukraine pèse lourdement sur l’Organisation mondiale de la santé.

Entre 2012 et 2017, la défenseure de la loi HPST, Marisol Touraine [ministre des affaires sociales et de la santé] a laissé la culture administrative alourdir le fonctionnement hospitalier d’une charge de plus en plus lourde. Face à la convulsion des finances hospitalières, quinze mille lits d’hôpitaux ont été fermés sans augmentation significative des salaires des soignants.

Enfin, en 2016, la technocratie invente le Groupement Hospitalier Territorial (GHT), étendant le millefeuille territorial à l’hôpital. Selon un rapport de la Cour des comptes de 2021, cette couche administrative supplémentaire n’a pas donné de résultats significatifs.

Dans la période 2017-2022, alors que tous les indicateurs étaient au rouge et que le temps du diagnostic était passé, Agnès Buzyn [ministre des Solidarités et de la Santé de 2017 à 2020] n’a pas pris de mesures immédiates fortes. Lorsque le plan de santé a été annoncé fin 2018, il était trop tard et pas assez fort. Avec le Covid-19, le système de santé a bénéficié d’un effort financier massif (du jamais vu depuis des décennies). Mais le Ségur de la santé a échoué parce qu’il n’a pas réussi à faire correspondre la nécessaire réorganisation à l’effort financier qui lui a été consacré.

Il vous reste encore 52,18% de cet article à lire. Ce qui suit est réservé aux abonnés.

Vous pouvez lire Le Monde sur un appareil à la fois

Ce message s’affiche sur l’autre appareil.

Parce qu’une autre personne (ou vous) lit Le Monde avec ce compte sur un appareil différent.

Vous ne pouvez lire Le Monde que sur un seul appareil à la fois (ordinateur, téléphone ou tablette).

Comment puis-je arrêter de voir ce message ?

En cliquant sur  »  » et en vous assurant que vous êtes la seule personne à consulter Le Monde avec ce compte.

Que se passe-t-il si vous continuez à lire ici ?

Ce message s’affiche sur l’autre appareil. Ce dernier reste lié à ce compte.

Non. Vous pouvez vous connecter à autant d’appareils que vous le souhaitez avec votre compte, mais les utiliser à des moments différents.

Vous ne savez pas qui est l’autre personne ?

Nous vous conseillons de changer votre mot de passe.

Quelle retraite pour un député ?

Quel est le montant moyen de la pension d’un député ? Pour un mandat de 5 ans, les cotisations d’un député lui donnent droit à une pension de retraite de 800 euros net. Lire aussi : E-santé : Hoppen finalise sa quatrième acquisition en trois ans. Les cotisations pour un mandat de 10 ans lui permettent ainsi de prendre sa retraite 1 600 euros.

Un assistant perçoit-il une pension ? – 30% du salaire minimum pour 12 ans de service ; – 45% du salaire minimum pour 18 ans de service ; – 60% du SMIC pendant 24 ans de mandat et au-delà. Pour les adjoints au maire, le minimum de retraite est égal à 40 % de la dotation des maires.

Quel est le salaire d’un sénateur ?

indemnité parlementaire de base : 5 820,04 € ; allocation de séjour : 174,60 € ; conscription : 1 498,66 €.

Qui est le plus vieux député ?

Jean-Baptiste Amédée de Grégoire de Saint-Sauveur ?

Les dépenses de santé vont exploser de 5 milliards à cause du Covid en 2021
Lire aussi :
Les dépenses de santé ont dépassé de 3 milliards d’euros le budget…

Quelles sont les parties de la droite ?

Mouvements politiques actuels

  • les chrétiens-démocrates : le parti chrétien-démocrate, partie des républicains, le nouveau centre ;
  • les libéraux classiques* : une partie des Républicains, le Parti libéral démocrate (UDI), le Nouveau centre (UDI), Renaissance et une partie du Mouvement démocrate ;

Quel est le parti de droite en France ? Articles liés à la droite radicale et à l’extrême droite : Droite radicale, Extrême droite en France et Extrême droite.

Qui choisit le premier ministre ?

Le premier ministre est généralement élu par le parlement, éventuellement sur proposition du chef de l’État, ou nommé directement par le chef de l’État.

Comment se passe la nomination du Premier ministre ? « Le président de la République nomme le Premier ministre. Il met fin à ses fonctions sur présentation par ce dernier de la démission du gouvernement. Sur proposition du Premier ministre, il nomme les autres membres du gouvernement et met fin à leurs fonctions. »

Comment le président doit choisir le premier ministre ?

Le président de la république est politiquement contraint d’élire un premier ministre parmi les députés de la majorité de droite élus aux élections législatives.

Qui nomme les ministre ?

Les membres du gouvernement sont nommés conjointement par le Président de la République et le Premier ministre et sont placés sous la direction politique de ce dernier, qui est chargé des fonctions et des pouvoirs constitutionnels du gouvernement.

Quelles sont les idées de la gauche ?

Aujourd’hui, les partis de gauche s’unissent généralement pour promouvoir les idéaux progressistes et l’égalité, critiquer l’ordre social et promouvoir une plus grande justice sociale. Il comprend la social-démocratie, le radicalisme, le socialisme, le communisme et certains courants de l’anarchisme.

Qu’est-ce qu’une personne à gauche ? L’expression être maladroit signifie être maladroit, hésitant, timide. En boxe, gauche signifie un coup avec le bras gauche, par exemple un crochet gauche droit ou un crochet gauche. Dans le domaine militaire, la gauche définit la position d’un élément de troupe.

Quelles sont les différences entre la gauche et la droite ?

Depuis les années 1980, la gauche et la droite semblent se définir en France par consensus sur la devise nationale : la droite privilégierait la liberté qu’elle privilégie à l’égalité, et la gauche privilégierait l’égalité à la liberté.

Quelles sont les idées de la droite ?

Le plus souvent, cependant, les valeurs suivantes sont considérées comme caractéristiques du droit : liberté, hiérarchie, ordre, sécurité, tradition, conservatisme ; en revanche, les valeurs suivantes sont généralement considérées comme de gauche : égalité, solidarité, progressisme, insoumission, etc.