18101471133 4a2488154c z 0 En 2013, à seulement 16 ans, la lycéenne turque Elif Bilgin a une idée pour le moins surprenante : remplacer le plastique par des bananes. Pendant deux ans, elle fait des recherches et découvre le moyen d’obtenir un plastique écologique à partir de la cellulose présente dans la peau de ces fruits jaunes. Un substitut particulièrement efficace au plastique utilisé dans les grandes industries, qui permettrait de rapidement enrayer la pollution croissante !

Miranda Wang et Jeanny Yao : une bactérie pour décomposer le plastique

En 2013, alors qu’elles sont élèves en terminale à Vancouver au Canada, Miranda Wang et Jeanny Yao entreprennent de se débarrasser des phtalates, ces composés chimiques couramment utilisés dans les matières plastiques et dont certains se sont révélés très nocifs. Elles explorent alors le potentiel de dégradation des bactéries présentes dans les sols de la Mangrove en Asie, puis poursuivent leurs recherches en effectuant des prélèvements dans le fleuve Fraser, près de chez elles. Et surprise, dans leurs analyses, elles réussissent à isoler une bactérie capable de biodégrader le plastique ! Aujourd’hui à l’université, les deux jeunes filles continuent leurs recherches dans le domaine.

Boyan Slat : le garçon au secours des océans

En 2013, à l’âge de 19 ans, cet étudiant néerlandais a le projet faramineux de… nettoyer l’océan Pacifique, et ce en 10 ans. Comment ? En construisant d’immenses barrières de 40 m de long dans les zones océaniques où les marées créent des sortes de tourbillons, de façon à “piéger” les détritus. Ces ordures seront par la suite collectées. Car chaque année, ce sont quelques 8 millions de tonnes de déchets plastiques qui polluent nos océans. Voir l’article : Allergies : le début de la fin. Aujourd’hui âgé de 21 ans, le projet de Boyan Slat avance lentement mais sûrement. Il est l’un des plus grands espoirs mondiaux de la défense de l’environnement et a fondé l’association “The Ocean Cleanup » pour servir sa cause. Quant à l’utilité de sa démarche, elle est pour lui cruciale : “Prendre soin du problème des ordures dans les océans du monde est l’un des plus grands défis environnementaux auquel l’humanité doit faire face aujourd’hui”.

Cynthia Sin Nga Lam : dépolluer l’eau tout en créant de l’électricité

Purifier l’eau usée tout en créant de l’électricité, c’est l’idée qu’a eu l’Australienne Cynthia Lam, finaliste du Google Science Fair 2014, à 17 ans. Très préoccupée par les problèmes sanitaires du tiers monde et notamment la pollution de l’eau, Cynthia initie son projet H2PRO en 2013. Le principe est simple : placée dans une bouteille d’environ 60 cm de haut, l’eau est dépolluée dans un compartiment en titane alimenté par des panneaux solaires. Sur le même sujet : Agriconomie, l’e-commerce au service de l’agriculture. Par un procédé naturel, la photocatalyse, le processus entraîne une production d’hydrogène, grâce auquel l’électricité est produite et ensuite stockée dans une batterie. Ingénieux ! Plus l’eau est dépolluée, plus il y a d’électricité.

Palmer Luckey l’a fait. Derrière ses faux-airs de chérubin se cache un redoutable génie : en 2012, alors qu’il vient d’atteindre la vingtaine, Luckey invente l’Oculus Rift, le casque de réalité augmentée. Immédiatement, c’est un très bel avenir vidéoludique qui se dessine pour son invention. Imaginez : le joueur peut se plonger à 360° dans l’univers du jeu auquel il joue. Et ce sans bouger de sa chaise. D’autres secteurs accueillent aussi cette invention à bras ouverts. Parmi eux, la médecine, qui voit dans la réalité virtuelle un moyen de soigner certains patients. 

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Photo : eVRydayVR licence CC0 1.0

William LeGate : l’inventeur effréné d’applications

Connaissez-vous, dans les films hollywoodiens, ce jeune adolescent qui à peine âgé de 13 ans connaît déjà des formules scientifiques que certains ont mis une vie à établir ? William LeGate est de ceux-ci, à la différence près qu’il existe réellement. En 2009, il invente à seulement 14 ans l’application iOS Fake-a-Text, qui permet de simuler des conversations et plus récemment Ponder, permettant l’apprentissage participatif. Boulimique de projets, il a également inventé une multitude d’autres applications, qui font de lui la coqueluche des ados américains, puisque 5 millions des smartphones du pays comptent au moins une application de son invention. Désigné en 2013 par Business Insider comme l’une des personnes les plus influentes de la sphère technologique, il rejoint la même année les bénéficiaires de la bourse Thiel Fellowship, réservée aux génies de moins de 20 ans, à qui l’entrepreneur fortuné Peter Thiel offre des fonds sur deux ans pour financer leurs recherches.

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Photo : Web Summit licence CC BY 2.0

Elliott Sarrey : le robot-jardinier, made in Lorraine.

Âgé de 14 ans, Elliott Sarrey n’est pas un collégien comme les autres. Loin de là. En septembre 2015, le lorrain fait parler de lui avec son robot jardinier, et pas qu’un peu, puisqu’il est le premier Français a avoir remporté le très prestigieux prix des jeunes inventeurs : le Google Science Fair. Son invention, Bot2Karot, Elliott la décrit comme une “sorte de petit tracteur télécommandé à qui l’utilisateur du smartphone peut demander d’effectuer un certain nombre d’actions comme arroser, biner, ou repiquer des petits pots. “ Ainsi, jardiniers et agriculteurs peuvent commander le robot depuis leur canapé, via une application mobile qui aura préalablement modélisé en 3D le jardin en question. Une inspiration que le jeune garçon dit tirer des jeux de simulation de jardins virtuels.

Ann Makosinski : de la lumière pour le monde entier

Sa mère, originaire des Philippines, n’a pas pu aller à l’école car sa famille ne pouvait pas payer l’électricité. Et sans lumière, tout le monde le sait, il est dur d’étudier. C’est la raison pour laquelle la canadienne Ann Makosinski, lauréate de la Google Science Fair à 15 ans, a mis au point une lampe torche qui fonctionne tout simplement… avec la chaleur du corps humain. La Hollow Flaslight peut rester allumée pendant 20 minutes et fonctionne grâce à la différence de température entre la paume de la main et l’air ambiant. Une innovation qui pourrait aider le milliard de personnes sur terre vivant sans électricité !

Jack Andraka n’a que 15 ans lorsque, dans le cadre d’un projet lycéen, il met au point un nouveau dépistage du cancer du pancréas, du poumon et des ovaires. Le principe ? Mesurer, à partir d’une goutte de sang, l’augmentation de certaines protéines dans le corps susceptibles d’indiquer le développement de ces cellules cancéreuses. En quelques minutes, il est possible d’observer une surconcentration de certaines protéines. Sa méthode, 168 fois plus rapide et 1 000 fois moins chère que les tests actuels est ensuite validée par le Dr Anirban Maitra, professeur d’oncologie et d’ingénierie biomoléculaire dans la prestigieuse université Johns-Hopkins, aux États-Unis, qui lui prête même son laboratoire pour poursuivre ses recherches. Aujourd’hui âgé de 18 ans, le jeune homme poursuit son travail. 8252212719 d0c66792b3 z

Photo : Intel Free Press licence CC BY-SA 2.0

Olivia Hallisey : des protéines de soie pour détecter le virus Ebola

Autre petit génie dans le domaine du dépistage : Olivia Hallisey. Interpellée par les ravages d’Ebola en Afrique entre 2014 et 2015, faisant plus de 10 000 victimes, cette jeune américaine de 16 ans a mis au point un nouveau test pour détecter le virus. Et là encore, c’est à partir d’une goutte de sang que s’effectue l’opération. Sur des bandelettes de papier à 4 branches, elle dépose les mêmes composés chimiques que les tests existants et y ajoute des protéines de soie, qui stabilisent le sérum (le sang, séparé des cellules et protéines de coagulation), et qui permet de les conserver à température ambiante plusieurs semaines. Beaucoup moins onéreux, le procédé permet aussi d’obtenir des résultats en 30 minutes, contre 12h en temps normal. capture decran 2015 10 30 a 10.57.07

Photo : CTSScienceFair
Par Kerstin Acker, Camille Gicquel et Mehdi Karam.

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