Moins de croissance de l’activité mais toujours plus d’emplois créés : le nombre d’emplois salariés du secteur privé a continué d’augmenter au deuxième trimestre 2022, malgré la guerre en Ukraine et la flambée du coût de l’énergie. Selon l’estimation provisoire de l’Insee publiée vendredi, le secteur privé a enregistré 102.500 créations nettes d’emplois entre fin mars et fin juin 2022. Cette hausse de 0,5% est supérieure à celle du premier trimestre 2022 (+0,3% , soit 69 500 emplois de plus).

Une hausse « surprise » pour les économistes

Une hausse "surprise" pour les économistes

La hausse apparaît comme une « surprise » pour les économistes, compte tenu du contexte économique délicat. Voir l’article : « L’économie française est exsangue, faible et désorientée » comment rebondir ?. Après la petite hausse du premier trimestre 2022, « on s’attendait plutôt à un léger ralentissement », a déclaré à l’AFP Sylvain Larrieu, chef de la division Synthèses et conjonctures de la division du marché du travail de l’Insee.

« Comment créer autant d’emplois avec si peu de croissance ? » s’interroge Mathieu Plane, économiste à l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE). Il y voit une « déconnexion entre l’environnement macro-économique et le dynamisme du marché du travail ». L’emploi privé a dépassé fin 2019 son niveau d’avant-crise, avec 754 200 emplois supplémentaires (+3,8 %). Mais Mathieu Plane rappelle que « nous avons connu des pertes de productivité importantes » depuis la crise sanitaire.

Inflation, économie... "L'Allemagne est en difficulté !"
Sur le même sujet :
Qui a créé l’inflation ? L’inflation est d’abord perçue comme un phénomène…

Le retour en masse des touristes en avant

La guerre en Ukraine, la flambée des coûts de l’énergie, la hausse des taux d’emprunt et la pénurie de certaines matières premières sont parmi les causes du ralentissement de la productivité. Un facteur expliquant la création d’emplois dans le secteur privé ? Sylvain Larrieu cite le retour massif des touristes étrangers en France pendant les vacances scolaires. Lire aussi : Où va l’économie russe avec la guerre et les sanctions ? par Jacques Sapir. « L’emploi dans l’hôtellerie et la restauration explique une bonne partie de l’augmentation ».

Le tertiaire marchand affiche ainsi une hausse de 0,8 % du nombre d’emplois supplémentaires (+97 300 emplois), après une hausse de 77 300 emplois au premier trimestre (+0,6 %). « Ce dynamisme explique l’essentiel de la hausse totale de l’emploi salarié privé », note l’Insee.

E. Macron : "l'économie de guerre"
Lire aussi :
« Les clients d’AMETRA nous disent que demain, dans cette ‘économie de guerre’,…

La productivité « pourrait rattraper les niveaux antérieurs »

Autre raison avancée par Mathieu Plane, « les entreprises conservent des emplois grâce aux aides à l’embauche, et cherchent à récupérer les gains ailleurs ». Mais la productivité « pourrait rattraper les niveaux antérieurs, ce qui fait peser un risque sur la dynamique de l’emploi pour l’avenir », note Sylvain Larrieu. Deux options se dessinent alors : « une croissance forte, accompagnée d’un retour aux gains de productivité, ou une croissance qui reste molle et s’accompagnera de destructions d’emplois », selon Mathieu Plane.

Dans le détail, l’intérim, boussole de l’emploi, poursuit sa baisse entamée au premier trimestre 2022. Alors qu’il a connu une forte hausse à la fin du confinement du printemps 2020, il a chuté de 2,1 % au deuxième trimestre 2022. (-17.400). « L’intérim a été largement utilisé fin 2021 pour remplacer les salariés absents », note Sylvain Larrieu. « En revanche, dans un contexte de recrutement difficile, il est possible que des salariés demandent et obtiennent davantage de CDI ».

L’intérim à son niveau d’avant-crise

Mais « l’intérim reste au-dessus de son niveau d’avant-crise », rappelle l’Insee. Hors intérim, tous les autres secteurs se sont stabilisés. L’emploi industriel a légèrement augmenté avec la création de 3 100 emplois (+0,1 %). Une augmentation insuffisante pour rattraper le niveau d’avant la crise sanitaire. Le secteur de la construction est stable, avec un niveau d’emploi salarié privé identique début 2022, et bien supérieur à celui atteint fin 2019 (+6,2%, soit 91 600 emplois de plus).

Enfin, l’emploi salarié privé du tertiaire non marchand a augmenté plus fortement, de 0,7 % (+19 500 emplois), confirmant là aussi la hausse observée au cours du premier trimestre (de +7 600 emplois, soit 0,3 %). Selon Sylvain Larrieu, les contrats en alternance « continuent de tirer » les bons chiffres de l’emploi. Pour l’alternance, l’emploi a atteint des niveaux « bien supérieurs à son niveau d’avant-crise », indique-t-il.

Quelle est la place du travail aujourd’hui ?

1Le travail occupe une place essentielle dans nos sociétés, même par son absence. C’est une des bases de l’économie. C’est la principale source de revenus qui permet d’accéder à la consommation. C’est aussi la principale voie d’intégration sociale.

Qu’est-ce que le travail aujourd’hui ? Au sens économique usuel, le travail est l’activité rémunérée qui permet la production de biens et de services. Avec le capital, c’est un facteur de production dans l’économie. Il est principalement fourni par les salariés en échange d’un salaire et contribue à l’activité économique.

Quel est l’impact du travail sur la vie de l’homme ?

Hommes et femmes y sont confrontés sans distinction, et font face à d’autres conséquences que le risque accru d’accident vasculaire cérébral : dépression, hypertension et difficultés relationnelles sont régulièrement observées chez les salariés qui travaillent le plus.

Comment est le monde du travail aujourd’hui ?

Près de 26 millions de personnes sont employées, soit 64 % des personnes en âge de travailler (15 à 64 ans). Le secteur tertiaire représente désormais 79 % des emplois. Les autres secteurs d’emploi sont l’industrie (12%), la construction (6%) et l’agriculture (3%).

Comment évolue l’organisation du travail ?

De nouvelles formes d’organisation du travail Les transformations économiques et sociales amorcées dans les années 1970 ont entraîné des changements dans l’organisation du travail. A partir des années 1960, l’organisation taylorienne est rejetée par les salariés et voit augmenter l’absentéisme et le turnover.

Quels changements dans l’organisation du travail et de l’emploi ? Le travail et l’emploi ont subi de profondes transformations structurelles au cours du dernier demi-siècle. La tertiarisation de l’économie, le progrès technique, les technologies de l’information et de la communication ont entraîné des changements dans les modes d’organisation du travail.

Comment évolue le monde du travail ?

Le monde du travail est également impacté depuis le début de la crise en 2020 et continue d’évoluer encore aujourd’hui… Modernisation de l’espace de travail

  • Plus d’espaces privés et calmes.
  • Des espaces de réunion et de collaboration plus flexibles.
  • Plus d’espace entre les bureaux.

Quels sont les changements dans les modes d’organisation du travail ?

– la flexibilité quantitative interne ou l’aménagement du temps de travail ; – flexibilité quantitative externe ou recours à l’emploi précaire ; – la flexibilité qualitative ou la polyvalence des salariés ; – externalisation ou recours à la sous-traitance.

Quelles transformations a connu le marché du travail en France dans les soixante dernières années ?

A partir des années 1960, elle augmente fortement avec, d’une part, l’arrivée du baby-boom, auquel s’ajoutent des rapatriements d’Algérie (près de 300 000 travailleurs en 1962) et un apport migratoire important jusqu’en 1975 et, d’autre part, la prise -hors activité salariée pour les femmes d’âge intermédiaire.

Quelles sont les évolutions de l’organisation du travail depuis les années 1960 ? La croissance ralentit, le chômage augmente, la précarité aussi. A la récession s’ajoutent des bouleversements structurels : le progrès technique et les gains de productivité réduisent drastiquement les besoins en main-d’œuvre, notamment dans les secteurs agricole et industriel.

Quelles sont les principales évolutions du marché du travail ?

L’évolution des marchés du travail a été marquée par l’augmentation de la proportion de travailleurs diplômés de l’enseignement secondaire ou supérieur, par la participation croissante des femmes au marché du travail, par la baisse du taux d’activité des hommes et par le nombre croissant d’emplois atypiques , tel que …

Quelles sont les transformations du monde du travail ?

Mondialisation et compétitivité internationale, restructurations et délocalisations d’entreprises, mutations technologiques et organisationnelles, tertiarisation de l’économie, vieillissement et féminisation de la main-d’œuvre font partie des facteurs qui transforment le monde du travail.

Quelles sont les principales évolutions de l’emploi en France depuis 1975 ?

Emploi en France depuis 1975 : les quatre choses à retenir du dernier « portrait social » de l’Insee

  • Trois fois plus à temps partiel. …
  • Temps de travail effectif réduit. …
  • Avec le pass journalier, les cadres travaillent plus longtemps. …
  • Le travail du dimanche en hausse, le travail de nuit reste stable.

Quelles sont les tendances de l’emploi ? Figure 1 â Évolution de l’emploi par statut et par secteur d’activité de 2014 à 2019 – Lecture : l’emploi salarié a augmenté de 289 000 entre fin 2018 et fin 2019. Fin 2019, 25 458 000 personnes étaient salariées et 50 % sont des femmes.

Quelles sont les principales évolutions de l’emploi en France ?

Au deuxième trimestre 2021, l’emploi salarié progresse de 1,1 % et dépasse légèrement son niveau d’avant crise 148 500) au trimestre précédent.

Quelles sont les principales évolutions de l’emploi depuis une 50taine d’années ?

Au cours des cinquante dernières années, l’emploi s’est féminisé, tertiarisé et urbanisé, il est devenu plus qualifié mais aussi moins jeune. La nature des contraintes liées au travail a progressivement changé avec l’augmentation de la flexibilité : moins de fatigue physique mais plus de stress au travail.