Rob’inn. C’est le petit nom du bras robot équipé d’un préhenseur et de quatre caméras, qui est testé depuis quelques mois dans la déchetterie de meubles Veolia de Bègles. Il s’agit du troisième dispositif utilisé par Veolia en France pour traiter spécifiquement ce type de déchets de matelas, ressorts et autres canapés qui associent plastique, ferraille, bois et matériaux rembourrés. Ces bras robotisés sont déjà bien implantés dans l’industrie lourde, l’automobile et l’aéronautique, et ils se généralisent également de plus en plus dans les secteurs du traitement des déchets et de la logistique, deux secteurs en pleine croissance.

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« Doubler le débit de déchets traités »

"Doubler le débit de déchets traités"

Conçu par l’entreprise stéphanoise Siléane avec Veolia, Rob’Inn est piloté par un opérateur via une interface tactile extrêmement simple après seulement une semaine de formation. « Le robot permet de doubler le flux de déchets d’ameublement traités et de traiter des déchets jusqu’à 50 kg. Sur le même sujet : Concours national de robotique samedi prochain. Parallèlement, l’opérateur n’est plus assis au volant d’une pelle mécanique, mais est assis dans un environnement calme. Et air- conditionné, réduisant ainsi les risques d’accidents et de troubles musculaires et squelettiques », souligne Jean-Christophe Poultier, directeur Aquitaine Recyclage chez Veolia.

Le bras articulé de Rob’Inn, à Bègles (crédit : Veolia).

Coûts d’investissement pour cette nouvelle ligne de traitement des déchets : 2,3 millions d’euros au total, dont 400 000 euros pour le seul bras robotisé. De tout cela, Veolia a bénéficié d’un important soutien public avec 250 000 € de subventions de la région Nouvelle Aquitaine et 100 000 € de l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie). La chaîne de tri dédiée aux déchets d’ameublement a traité 16 000 tonnes de déchets par an. Elle exploite désormais 20 000 tonnes grâce à six opérateurs et passera à terme à 24 000 tonnes. Rob’Inn est capable de recycler des objets de seulement 5 centimètres et est également connu pour assurer un meilleur recyclage des déchets avec une pureté supérieure à 95% pour le bois notamment.

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« Gains de productivité spectaculaire »

Autant d’avantages qu’Alain Rousset, Président du Conseil Régional, se fait un plaisir de soutenir : « La filière robotique est essentielle ! Elle ne détruit pas d’emplois, elle en crée. Les robots sont aussi une solution aux problèmes de recrutement, car « ils permettent pour améliorer la qualité de vie au travail, même si les gains de productivité sont spectaculaires !

L’infatigable défenseur de l’usine du futur, Alain Rousset, s’est exprimé lors de l’inauguration des locaux de Fives Syleps à Martillac, au sud de Bordeaux, jeudi 23 juin. Fondée par Thierry Boisnard, sous le nom de Synapse Robotics, cette société a rejoint le groupe robotique Fives en 2017 pour devenir la filiale de Fives Syleps. Sur le même sujet : Cette vidéo ne montre pas le roi de Bahreïn avec son robot garde du corps. Elle compte aujourd’hui près de 300 salariés, pour 56,7 millions d’euros de chiffre d’affaires, répartis sur quatre sites, dont le Technople Bordeaux Montesquieu à Martillac. Elle dispose de nouveaux locaux où une cinquantaine de salariés travaillent au développement et à la fabrication de robots autonomes dédiés à la logistique.

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Les robots OPR de Five Syleps fonctionnent par paires, réunis sur une même plateforme (crédits : Fives Syleps).

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Un retour sur investissement de l’ordre de sept ans

L’un de ces robots, dont huit sont déjà à l’œuvre dans les entrepôts d’enseignes agroalimentaires telles que Système U et Intermarché, est sobrement baptisé OPR, pour Robotique de préparation de commandes. Il est capable d’assembler ou de distribuer des palettes de marchandises variées en un temps record. Ses deux bras articulés, ses caméras, ses films et surtout ses précieux algorithmes maison lui permettent de gérer 850 colis par heure pour « quelques millions d’euros pour un retour sur investissement généralement estimé à environ sept ans ». Une dizaine d’exemplaires supplémentaires ont déjà été commandés malgré les très longs délais qui ont freiné leur production ces derniers mois.

Mais là encore, ces robots autonomes ont des qualités indéniables à mettre en avant : « Le robot s’adapte aux besoins de chaque client, magasin par magasin, palette par palette, améliore la productivité et évite les charges lourdes », souligne Thierry Boisnard, désormais directeur de Fives Syleps. « Mais surtout, ça permet à ces grands magasins de fonctionner quand le secteur est touché par la pénurie de main-d’œuvre. Et quand on n’a plus de main-d’œuvre, on n’a plus le choix : il faut investir ! D’autant qu’on parle de machines robustes qui existera encore dans dix ou quinze ans. »

Après avoir investi le marché de l’agroalimentaire, ce sont bien les milliers de kilomètres de linéaires en entrepôts dédiés au e-commerce que Fives Syleps vise avec son dernier produit, présenté sous le label « Heterogeneous Packaged Palletizer ».

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Ce robot peut traiter des colis de toutes tailles jusqu’à 35 kg à une cadence de 800 colis par heure. Fruit de quatre années de recherche et développement, il sera commercialisé début 2023 et est destiné à intégrer les entrepôts de DHL, Collissimo et bien d’autres :

« Nous misons beaucoup sur ce produit dont les spécifications sont calibrées, à tous les niveaux, pour le marché mondial : Europe, mais aussi Amérique du Nord, Asie et Australie. L’agroalimentaire est déjà bien robotisé et nous nous positionnons aujourd’hui sur le marché de demain. , qui sera la logistique colis et le e-commerce », assure Thierry Boisnard.

Et Alain Rousset de conclure : « Soit on robotise nos usines nous-mêmes, soit il va falloir aller acheter des robots d’étagères en Corée ou au Japon. Il faut aller vers la kobotika [coopération entre les gens, ndlr] et demain, contre la robotisation de l’agro-écologie. »

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