Publié le 4 octobre 2022 à 18h00, mis à jour le 4 octobre 2022 à 21h35 Source : JT 20h Semaine

Publié le 4 octobre 2022 à 18 h 00, mis à jour le 4 octobre 2022 à 21 h 35

Les dépenses énergétiques de certaines très petites entreprises (TPE) sont trop importantes pour qu’elles puissent bénéficier du bouclier tarifaire.Un risque pour leur survie, alerte le syndicat des indépendants et des TPE (SDI).Le « quoiqu’il en coûte », c’est terminé, assume Bercy.

Les dépenses énergétiques de certaines très petites entreprises (TPE) sont trop élevées pour bénéficier du bouclier tarifaire. A voir aussi : Nächsten Samstag in FUTUREMAG (21/06/2014).

Un risque pour leur survie, prévient le syndicat des indépendants et des TPE (SDI).

Fini le « quoi qu’il en coûte », assume Bercy.

Leurs voix s’élèvent depuis quelques jours. Si l’annonce mi-septembre de l’extension du bouclier tarifaire aux TPE (très petites entreprises) a été accueillie avec soulagement par de nombreux artisans et commerçants, d’autres encore se retrouvent tout aussi démunis face à des factures énergétiques trop élevées. . Exclus de ce bouclier tarifaire, qui clôt la hausse des dépenses énergétiques à 15 %, plusieurs professionnels tirent la sonnette d’alarme.

Comme les boulangers, dont certains ne sont pas éligibles à cette protection, il signale le syndicat des indépendants et des TPE (SDI). Car si ces structures répondent aux critères d’une TPE, c’est-à-dire comptent moins de 10 salariés et génèrent un chiffre d’affaires annuel inférieur à 2 millions d’euros, la puissance énergétique nécessaire à leur production est trop élevée pour rentrer dans le giron du bouclier. D’autres trafics sont dans le même cas, mettant en péril leur survie, dénonce le SDI.

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Un bouclier qui « ne comprend pas l’intégralité des TPE »

L’idée d’inclure les TPE dans le bouclier tarifaire, « c’est bien », se félicite Jean-Guilhem Darré, délégué général du SDI, auprès de TF1info. Mais « le vrai critère » que Bruno Le Maire a choisi pour étendre cette protection, mi-septembre, c’est justement la « puissance » utilisée par les entreprises et les artisans pour travailler, regrette le représentant. Sur le même sujet : Samedi prochain, dans FUTUREMAG (24/10/15). Ainsi, les TPE éligibles au bouclier tarifaire doivent justifier d’une consommation d’énergie inférieure à 36 kilovoltampères (KVA). Cependant, dès qu’une activité implique l’utilisation d’un « four, chambre froide ou pétrin », la quantité d’énergie consommée dépasse ce seuil.

« Les boulangers sont les plus touchés, car ils utilisent beaucoup de ces machines », explique Jean-Guilhem Darré. « Mais les fleuristes, les bouchers, les restaurateurs, ainsi que les petits commerces de bouche » sont également inquiets, énumère-t-il. Ces TPE peuvent toujours se tourner vers le plan résilience, mis en place par l’Etat. Une aide plafonnée à 3 milliards d’euros, qui concerne toutes les entreprises dont les dépenses énergétiques représentent 3% du chiffre d’affaires en 2021 et dont les factures de gaz ou d’électricité ont doublé par rapport à l’année dernière.

Des critères trop compliqués à respecter, dénonce encore le SDI. Les démarches à entreprendre nécessitent notamment l’assistance d’un comptable, voire l’établissement d’un rapport financier intermédiaire, « ce qui coûte très cher », souligne Jean-Guilhem Darré. Dès lors, le représentant estime que Bercy devrait revoir sa copie et ouvrir le bouclier tarifaire à « toutes les TPE, sans distinction ». Elle appelle également le gouvernement à « simplifier radicalement la procédure d’accès au plan de résilience ». Face à ce système incomplet, « le plus grand risque est la fermeture de l’entreprise. Soit une augmentation des prix des produits vendus, mais dans ce cas il y aura un gros décalage avec le pouvoir d’achat des consommateurs », craint-il.

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« Le quoiqu’il en coûte, c’est terminé », répond Bercy

Une crainte de répercussions sur les prix que Bercy balaie aussitôt. « Nous supposons totalement que nous disons à un moment donné qu’il faut répercuter les prix de l’énergie sur les prix des produits », a déclaré le ministère à TF1info. « Nous avons déployé plus de 50 milliards d’aides pour protéger le pouvoir d’achat des familles, c’est aussi pour absorber cette hausse des prix », souligne-t-il. Le gouvernement, qui estime à 1,5 million de TPE « potentiellement concernées » par le bouclier tarifaire, incite vivement ceux qui ne sont pas intéressés, à « se découvrir, se rapprocher de leurs fédérations, ou des impôts » pour engager les démarches nécessaires à l’aide du plan résilience.

Rappelant qu’elle est ouverte au cas par cas, si une « entreprise ne rentre dans aucune case », le ministère de l’Economie ajoute qu’elle est « liée au cadre européen » dans l’octroi des aides, de sorte qu’il n’y a pas de « distorsion de concurrence ». Ce cadre européen très rigide avait été « largement assoupli pendant le Covid. Il est revenu à des critères moins souples », nous dit-on. « Quoi qu’il en coûte, c’est fini », conclut Bercy. « On suppose sortir de cette très grosse irrigation pour aller vers des aides très ciblées. Cela prend plus de temps pour les ajustements », ajoute le ministère.

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Publié le 1 octobre 2022 à 13h07

Accueil-Economie-Crise de l’énergie : boulangers, fleuristes… pourquoi exclus du bouclier tarifaire ?

Les particuliers et les petites copropriétés (consommateurs de moins de 150 mégawattheures par an) disposant de contrats de fourniture directe de gaz naturel ont bénéficié du bouclier tarifaire, qui s’est traduit par le gel des tarifs réglementés de vente de gaz naturel (TRVg), au niveau Octobre 2021, du 1er novembre 2021 au 30 …

Quel sera le prix du gaz en 2022 ?

Le prix du kWh de gaz naturel en 2022 est fixé à 0,0880 € TTC taux B1 (chauffage), 0,1121 € TTC taux B0 (eau chaude) et 0,1121 € TTC pour le tarif Base (cuisine), en zone tarifaire 2. De nombreux fournisseurs alternatifs proposent des réductions de prix par kilowattheure.

Le gaz augmentera-t-il en 2022 ? Novembre 2021 – Octobre 2022 Cette augmentation est de 4,5 % pour les clients qui utilisent le gaz pour la cuisson, de 9,1 % pour ceux qui ont un double usage, cuisson et eau chaude, et de 14,3 % pour les foyers au gaz.

Comment va évoluer le prix du gaz en 2022 ?

Sans cette mesure, le niveau moyen des prix réglementés de vente au 1er juin 2022 aurait été de 54% après impôt, soit 48,70% TTC, par rapport au niveau en vigueur au 1er octobre 2021.

Quel sera le prix du gaz en 2023 ?

Rappelons que la Première ministre Elisabeth Borne a confirmé une augmentation inédite de 15 % du prix du gaz, à compter de janvier 2023. Autrement dit, chaque mois, une famille verra sa facture augmenter de 25 euros. « Dans les scénarios les plus probables, si tout le monde prend ses responsabilités, il n’y aura pas de coupures.

Comment va évoluer le prix du gaz ?

En juillet 2021, les tarifs réglementés du gaz connaîtront une augmentation significative de 9,96 % par rapport à juin 2021. Cette augmentation se répartit comme suit : Tarif de base (cuisine seule) : + 2,8 % Tarif B0 : (cuisson et eau chaude) : + 6 %

Comment va évoluer le prix du gaz en 2022 ? Sans cette mesure, le niveau moyen des prix réglementés de vente au 1er juin 2022 aurait été de 54% après impôt, soit 48,70% TTC, par rapport au niveau en vigueur au 1er octobre 2021.

Est-ce que le prix du gaz va baisser en 2022 ?

Cela devait s’appliquer jusqu’en avril 2022. Enfin, le gel du prix du gaz s’étend à toute l’année 2022. Cela signifie que le prix du gaz ne diminuera ni n’augmentera au cours de cette année. Il reste bloqué au niveau d’octobre 2021.

Quel sera le prix du gaz en 2023 ?

Rappelons que la Première ministre Elisabeth Borne a confirmé une augmentation inédite de 15 % du prix du gaz, à compter de janvier 2023. Autrement dit, chaque mois, une famille verra sa facture augmenter de 25 euros. « Dans les scénarios les plus probables, si tout le monde prend ses responsabilités, il n’y aura pas de coupures.

Quel est le fournisseur de gaz le moins cher en 2022 ?

💰 Quel est l’abonnement gaz le moins cher ? En septembre 2022, Energem propose l’abonnement le plus avantageux incluant les taxes sur l’essence au prix de 246,60 euros par an, contre 249,72 euros pour le tarif réglementé.

Quel est le fournisseur de gaz le moins cher ? Il existe aujourd’hui une vingtaine de fournisseurs de gaz naturel proposant des offres aux particuliers. Engie (ex GDF Suez) est toujours leader, devant EDF, TotalEnergies, Eni et Ekwateur. Moins de 40 % des foyers consommateurs de gaz sont désormais clients des tarifs réglementés de gaz d’Engie.

Où payer moins cher le gaz ?

De nombreux fournisseurs d’énergie proposent des offres de gaz moins chères et renouvelables. Vous trouverez parmi ces fournisseurs Planète OUI, Ilek, ekWateur ou encore Mint Energie.

Quel fournisseur de gaz choisir en 2022 ?

Liste des fournisseurs de gaz 2022

  • Engie ;
  • Eni ;
  • TotalEnergies (anciennement Total Direct Energy) ;
  • Planète SI ;
  • ekWator ;
  • OVO Énergie ;
  • Vattenfall ;
  • EDF (anciennement Electricité de France) ;

Quelle est l’offre de gaz la moins cher ?

VendeurOffrirPrix ​​au kWh B0 (⬠taxes comprises)
heureux-eOffre gaz0,11209
Chute de VattenGaz Éco Plus0,1069
WekiwiOffre gaz0,43852
Énergie ohmiqueGaz classique0,2370