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27 août 2022

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27 août 2022

« Accompagner au mieux les médecins lors de leur prescription »

« Accompagner au mieux les médecins lors de leur prescription »

Après le marasme de l’été, une nouvelle vague d’infections au Covid-19 Lire aussi : Crack à Paris : « Le droit à la santé est le même pour tous et en premier lieu pour les plus en difficultés sociales et de santé ».

déjà annoncé pour l’automne. C’est l’avertissement lancé la semaine dernière dans les colonnes du Parisien Brigitte Autran, alors tout juste nommée à la tête du Comité de surveillance et de prévision des risques sanitaires, qui prend le relais du Conseil scientifique. A l’approche de cette nouvelle augmentation, elle dit déplorer, au Parisien, que « les traitements efficaces pour éviter les formes graves comme le Paxlovid soient trop peu connus, trop peu proposés aux patients fragiles » en France. Une découverte partagée par de nombreux professionnels de santé, et par le conseil scientifique lui-même, juste avant sa fermeture.

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« À ce stade », la prescription médicale reste obligatoire

Dans son dernier communiqué publié le 19 juillet, elle notait que le médicament Paxlovid, un traitement curatif oral produit par le laboratoire Pfizer, administré sur ordonnance, ne permettait de traiter qu' »entre 4.000 et 5.000 patients » chaque semaine, alors que la France avait commandé 500 000 doses pour l’année 2022. Ceci pourrez vous intéresser : Centre de bien-être numérique pour rationaliser le parcours du patient. Certains praticiens, dont des membres du conseil scientifique, y voient une méconnaissance de la substance par les professionnels de santé. « Les médecins ont reçu peu de formation sur ce tout nouveau médicament, à cause de l’urgence », a confirmé la semaine dernière au JDD Karine Lacombe, infectiologue et chef du service des maladies infectieuses à l’hôpital Saint-Antoine de Paris.

Le ministère de la Santé confirme pour sa part que médecins et pharmaciens, ainsi que des représentants d’associations de patients, « ont été approchés lors des discussions liées à la délivrance de Paxlovid, et ont été informés des différentes évolutions ». « Les professionnels de santé sont régulièrement sensibilisés à la prescription, mais ils doivent encore plus la prendre », a-t-il déclaré au JDD. « A ce titre, il est également important que les organisations et ordres représentatifs participent à la diffusion de l’information et de l’intérêt pour ces traitements. »

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Concernant la demande de certains médecins d’assouplir les conditions de prescription du médicament qui présente un certain nombre de contre-indications, le gouvernement confirme qu’il « travaille actuellement avec les représentants des médecins de ville sur les leviers pouvant permettre de renforcer davantage l’accès aux soins ». et soutenir la prescription lorsque cela est indiqué ».

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