Cobaye (n.m.) (familier) : sujet d’expérience – “Servir de cobaye”.
Outre la teneur péjorative du terme, les cobayes sont essentiels à l’entraînement des personnels soignants. Et la médecine vétérinaire ne fait pas exception. Avant d’acquérir l’expérience nécessaire pour opérer professionnellement, ceux qui prennent soin de nos bêtes doivent s’entraîner. Toutefois, un problème se pose : les animaux étudiés souffrent de réels maux et handicaps. Une mauvaise manipulation d’un étudiant novice, une maladie grave non détectée ou une incision mal exécutée peut alors mettre la vie de l’animal en danger. Mais comme le dit l’adage “il n’y a pas de problème ; il n’y a que des solutions”. À l’Université de Cornell dans l’État de New York, certains professeurs ont pris les choses en main. En 2013, ils ont mis au point le cobaye idéal : un robot destiné à l’entraînement des élèves vétérinaires, qui reproduit les réactions d’un chien malade, tout en rendant ses réactions imprévisibles. Mesdames, messieurs, voici Robo-Jerry II.

35.000$ pour un parfait compromis, c’est peu cher payé, non ?


Capture d’écran Reuters

D’un chien, il a tout. Sauf la vie. Le cœur qui bat sous ses faux airs de cocker mal toiletté est totalement mécanique et son pouls pré- programmé. La douleur simulée elle, est transmise par d’innombrables capteurs, soit les nerfs du robot. “Le but ici est de permettre aux étudiants de s’entraîner sans réellement blesser l’animal, explique son créateur, Daniel Fletcher, à Bloomberg. Sur le même sujet : Et si la voiture volante était juste un petit avion ?. Les résultats obtenus sont concluants, et ce sans avoir fait souffrir qui que ce soit.” Car il faut savoir que les animaux morts à la suite d’une mauvaise manipulation d’étudiants se comptent par centaines selon le média américain.

Il semblerait donc que nous entrions dans une nouvelle ère pour la formation.
À quand des robots simulés pour l’entraînement des pompiers, ou encore pour l’apprentissage des premiers secours ?

par Mehdi Karam