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Énergie

C’est déjà demain-35 : place aux Green Techs !

Organisées chaque mois dans un ministère différent par la secrétaire d’État au numérique Axelle Lemaire, ces sessions mettent en contact start-ups, investisseurs et acteurs de la commande publique. Ce mardi, l’enjeu était double pour le gouvernement français : annoncer officiellement le lancement d’un projet numérique pour la COP21, qui se tiendra du 30 novembre au 15 décembre, et rappeler la toute récente adoption du projet de loi sur la transition énergétique.

« Je veux que la France soit exemplaire, a affirmé Ségolène Royal, Ministre de l’écologie. Nous avons absolument besoin que les start-ups se saisissent de cette loi de transition énergétique pour proposer des offres à la portée de tous : les citoyens, les entreprises, les associations et les territoires. »

Plongée au cœur  des innovations qui ont décidé de relever le défi et faire de l’Hexagone une référence en matière d’environnement.

 

L’open data pour mesurer la pollution dans la ville

« L’informatique est entrée dans le XXe siècle avec la mobilité, explique Romain Lacombe, co-fondateur de Plume Labs. Les objets connectés nomades et miniaturisés permettent de quantifier la pollution à laquelle on s’expose. » Et pour fournir cette information, sa start-up développe des accessoires connectés et personnels de suivi environnemental. Elle agrège et retraite les données collectées heure par heure dans 60 villes dans le monde, et permet de les comparer facilement. Une première étape pour l’entreprise qui ambitionne de lancer un objet connecté permettant de mesurer autour de soi précisément la concentration en polluants dans l’air. « Nous voulons à l’avenir utiliser des algorithmes prédictifs pour prévoir comment la pollution va évoluer. », conclut Romain Lacombe. 

 

Du photovoltaïque sur votre smartphone

Vous avez bien lu : et si vous couvriez votre smartphone de micro-lentilles invisibles à l’œil  nu, capables de recharger votre batterie ? Adaptables aux écrans, aux vitrages et aux surfaces opaques, les petites cellules de SunPartner s’activent dès la première exposition à la lumière pour alimenter l’équipement auquel elles sont connectées. Une prouesse technologique invisible qui pourrait pourtant fortement impacter notre quotidien. Car comme se le demande Joël Gilbert, co-fondateur de la start-up : « est-il bien raisonnable d’alimenter nos outils connectés avec des énergies fossiles ? »

 

Le thermostat connecté pour une meilleure consommation énergétique

« Un ménage dépense en moyenne 2 400 €/an en énergie » affirme Adrien Suire de la start-up Qivivo. Alors pourquoi chauffer au maximum une pièce lorsque vous n’y êtes pas ? « Notre objectif est d’adapter la consommation énergétique des maisons et plus largement de tous les bâtiments en permettant de contrôler à distance la température ». Une technologie qui permettrait déjà de faire jusqu’à 25 % d’économies…

 

Produisez de l’énergie en bougeant

À l’aide d’un micro-générateur, la start-up Enerbee transforme les mouvements d’une amplitude de quelques millimètres à 1 cm, en électricité. Une solution pour remplacer les piles et les batteries, et qui vise l’autonomie en énergie de petits appareils comme les montres, les télécommandes ou encore certains objets connectés. « Sur le marché, on compte déjà 80 milliards de compteurs intelligents, et ce sont plus de 450 millions de montres ou de bracelets vendus dans le monde chaque année. Le potentiel est énorme ! » s’enthousiasme Jérôme Delamarre.

 

R3D3 : la poubelle qui trie et compacte le plastique

Verre, plastique, matières organiques… Il n’est pas toujours évident de savoir où jeter ses ordures. R3D3 tri et compacte bouteilles en plastique, cannettes et gobelets. Une solution mise en place par Green Creative pour faciliter le triage et optimiser le recyclage, le compactage des matériaux permettant de réduire le nombre de collectes. Pas sûr que R2D2 soit capable d’une telle innovation ! Toiture solaire, éco-construction… L’innovation réside aussi dans les modes de financement. Fondé en 2012, le site Lumo propose aux internautes d’investir dans des projets d’énergies renouvelables. Depuis sa création, un peu plus de 162 000 € ont été collectés et près de 300 personnes ont participé au financement d’au moins un projet solaire. La plateforme s’inscrit au sein du projet européen Citizenergy, avec notamment le site anglais. « C’est un produit d’épargne simple et accessible à tous les budgets donc outil de massification du financement » affirme son fondateur.

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