Joseph El-Helou lors de la compétition de robotique CRC à l’école Curé-Antoine-Labelle, à Sainte-Rose. (Photo 2M.Media – Nicholas Pereira)

Le monde de la robotique conserve des idées préconçues selon lesquelles les jeunes garçons sont les seuls à s’y intéresser. Une enseignante lavalloise tente toutefois de changer cette perception en offrant un programme de robotique dans des classes entièrement composées de jeunes filles.

Joseph El-Helou enseigne au Collège Saint-Marcelline, situé à Montréal. Il s’agit d’un établissement qui accueille une clientèle mixte aux niveaux préscolaire et primaire, mais uniquement des filles au secondaire.

Il a lancé le premier programme de robotique de l’école il y a 11 ans.

« Ça a commencé par des concours scientifiques qu’on avait évalués, explique l’habitant de Fabreville. En parlant avec des juges, ils m’ont dit que ce que nous faisions était très proche de la robotique et que nous devrions essayer cela. Nous avons tout de suite eu beaucoup de filles qui ont embarqué.

Au fil des ans, ils se sont forgé une réputation en devenant l’une des meilleures écoles du Québec dans les différents événements auxquels ils prennent part. Selon M. El-Helou, le fait qu’elles soient des filles y est pour beaucoup.

M. El-Helou et une partie de l’équipe du Collège Sainte-Marcelline à la compétition CRC Robotique. (Photo 2M.Media – Nicholas Pereira)

« Ils sont super organisés et dévoués à la tâche », dit-il. Ils ont la volonté de bien faire les choses. Le dogme selon lequel les filles ne sont pas capables aide également. Ils prennent cela encore plus à cœur et n’acceptent pas qu’on leur dise cela. C’est un moteur qui les pousse à se dépasser.

L’organisation et les nombreux investissements du Collège Sainte-Marcelline dans le programme sont les deux autres facteurs expliquant le succès, estime l’enseignante lavalloise.

Finale mondiale

Finale mondiale

Les élèves du Collège Sainte-Marcelline participent à deux types de concours, nommés VEX Robotics et Robotique CRC. Lire aussi : Robotique | Comité économique et social européen.

En mars, ils ont remporté le prix de l’Innovation et le Championnat des habiletés lors de la finale provinciale de VEX Robotique qui s’est tenue à Terrebonne. Le robot créé devait collecter des points en déplaçant des objets dans différentes zones de jeu plus rapidement que celui de l’équipe adverse.

Cette performance leur a permis de se qualifier pour la finale mondiale qui aura lieu début mai à Dallas au Texas.

« Ils sont super excités de participer à la finale mondiale, assure Joseph El-Helou. Ils travaillent sur ce concours depuis avril 2021. Ils sont passés par des phases de planification, de conception et de modification. Ils ont travaillé sur leur robot pendant l’été et les week-ends. Ils y ont consacré beaucoup de temps et d’efforts. »

Selon lui, rien n’empêche ses jeunes protégés de remporter l’épreuve qui réunira près d’un millier d’équipes venues du monde entier.

Quant à l’événement provincial CRC Robotique, il s’est déroulé du 28 au 30 avril à l’école Curé-Antoine-Labelle de Sainte-Rose. Différents tests robotiques y ont été présentés. La principale consistait à réparer des balles de golf et des stations à l’aide du robot créé pour l’occasion.

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Apprentissage

Pour Joseph El-Helou, la robotique va au-delà des compétitions et de la création de robots. Voir l’article : Robotique : les équipes sherbrookoises se démarquent à Houston. Il voit plutôt cette discipline comme un outil d’apprentissage.

« Ces compétitions multidisciplinaires apportent beaucoup aux étudiants, dit-il. Ils communiquent, planifient, échouent et réussissent ensemble. En échouant, ils comprennent que c’est à travers les épreuves qu’ils peuvent devenir meilleurs.

Le Lavallois y voit donc un plus grand potentiel de formation des jeunes que le travail écrit habituel qui prend quelques heures à faire.

« Souvent, nous tenons beaucoup de choses pour acquises », poursuit-il. Nous formons les équipes et nous nous attendons à ce qu’ils sachent quoi faire immédiatement, mais non. Il faut apprendre à travailler comme ça et vivre une telle expérience. Il faut vivre des situations en équipe pour devenir un bon joueur d’équipe.

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Laval

Il y a quinze ans, M. El-Helou est arrivé du Liban avec sa famille pour s’établir à Laval. Il dit que c’était la meilleure décision qu’il ait prise.

« C’est une région super belle et tranquille », note-t-il. On peut tout faire à Laval : vivre tranquillement, voir l’action, découvrir la culture, sortir en famille, ouvrir un commerce et bien d’autres. C’est une région qui explose et qui, en plus, offre une proximité précieuse avec Montréal.