posté le: 02/09/2022 09:00

A l’heure où la sobriété s’impose comme une priorité nationale, comment rapprocher cet enjeu du domaine de la santé ? Plusieurs dirigeants du monde de la santé se sont penchés sur la question et ont publié une tribune le 24 août 2022.

La santé représente 8 % des émissions nationales totales de gaz à effet de serre*. Face à ce constat, 10 dirigeants d’entreprises et d’organisations du monde de la santé ont réfléchi à la manière de réduire l’impact écologique de leurs pratiques. Lire aussi : Les produits bio sont-ils vraiment plus sains ? Ce que disent les scientifiques. De cette réflexion est née une tribune, intitulée « On ne sait pas encore : la sobriété nous permettra de vivre en meilleure santé » et publiée le 24 août 2022 sur le site média La Tribune.

« A l’heure où la sobriété est une priorité nationale, il est naturel de lier ce problème à un élément essentiel de notre vie : la santé. Ce secteur génère à lui seul une empreinte carbone non négligeable, soulignent les auteurs du forum.

A noter que cette tribune a été présentée lors des Universités d’été de l’économie de demain, le 30 août 2022 à Paris, dans le cadre d’un atelier intitulé « La sobriété pour sauver la santé ? ».

Intégrer l’enjeu de sobriété

Avec cette tribune, il s’agit avant tout de réfléchir à la manière d’intégrer « la question de la sobriété pour mieux prendre en compte la singularité de chaque personne avec une santé centrée sur la préservation du bien-être tout au long de la vie ». Sur le même sujet : Santé : Non, le bicarbonate de soude ne fait pas maigrir.

L’objectif du forum n’est donc pas de donner une réponse claire à deux modèles souvent opposés : un premier, qui voit la santé par l’action, et un second, qui passe davantage par la prévention et l’accompagnement.

Trois axes clés pour y parvenir

Pour atteindre l’objectif de sobriété, trois axes clés ont été identifiés :

La santé passe par le bien-être

« Notre santé n’est pas seulement dépendante de notre patrimoine génétique : elle est étroitement liée à des facteurs environnementaux qui peuvent conduire à de nombreuses maladies chroniques », précisent les dirigeants signataires de la plateforme.

Il est donc judicieux, selon eux, d’intégrer de nouvelles façons de se déplacer, de manger, de travailler, de consommer plus « sobrement », afin d’améliorer le bien-être à long terme.

Cependant, ils estiment que ces changements ne peuvent pas être de la seule responsabilité des individus. La mise en place d’une action conjointe des pouvoirs publics et des acteurs associatifs et mutualistes est cruciale.

Rapprocher santé et médico-social

Par ailleurs, pour répondre à cette question de sobriété, « un rapprochement entre le secteur de la santé (soins) et le secteur de l’assistance et de l’accompagnement (caring) » est nécessaire, soulignent les auteurs de la galerie.

« Soins et soins doivent désormais être indissociables et pensés ensemble », ajoutent-ils. Le soin donne le soin, et vice versa.

Redonner du sens au métier de la santé

Enfin, « incarner au quotidien cette dimension de la sobriété permettra aussi de donner du sens à nos métiers », soulignent ces responsables du secteur de la santé. Cela signifie changer sa pratique.

Mais ils estiment que cela ne peut se faire sans reconquérir l’autonomie des professionnels, confrontés à l’évolution des normes et des procédures. « Parce que ce sont ceux sur le terrain qui doivent s’adapter. »

Les signataires de la tribune :

*Selon le plan de transformation de l’économie française présenté par le projet Shift en janvier 2022. Le projet Shift est une association française et laboratoire d’idées, créée en 2010, qui œuvre « en faveur d’une économie libérée des contraintes carbone » .

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